Conseil Général de l’Aveyron : un allocataire puni pour ne pas avoir rendu son devoir à temps

vendredi 10 décembre 2010
par  un précaire
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Partout en France, les conditions de travail se dégradent. A Pôle Emploi et dans les CAF mais aussi à la Poste comme dans la plupart des entreprises ! Trop de boulot pour certains, qui font grève, ou ne peuvent assurer tous les rendez-vous fixés pour atteindre des objectifs définis dans un bureau .. bien loin d’ici !
Les responsables des conditions de travail invivables des agents seront les mêmes qui infligeront une sanction aux précaires. C’est ce qui est arrivé à cet allocataire qui témoigne. Il a vu son RSA diminué de près d’un tiers pour ne pas avoir reçu son questionnaire à temps et l’avoir soit-disant rendu trop tard. Pire qu’à l’école où l’élève se retrouvait juste avec un 0/20. Non, là, c’est le pain qu’on lui retire de la bouche.

Je suis demandeur d’emploi et allocataire du RSA dans l’ Aveyron. Le jeudi 14 octobre je reçois un courrier de Pôle Emploi : c’est un questionnaire à remplir pour actualiser mon PPAE. En effet, je ne rencontre pas tous les mois ma conseillère qui n’a pas le temps de me recevoir avec le nombre de demandeurs d’emploi qu’elle a à gérer, et pour ma part je travaille très fréquemment comme enquêteur vacataire. Je ne suis donc pas toujours disponible non plus. D’où l’actualisation du PPAE par questionnaire mail ou courrier.

Le courrier est daté du vendredi 8 octobre et je ne le reçois que le jeudi 14, grève de la Poste oblige la semaine précédente. Je n’habite qu’à 6 km de la petite ville de mon agence Pôle Emploi. C’est alors que je lis que je dois renvoyer obligatoirement le questionnaire avant le vendredi 15 octobre ; le lendemain. Je reçois ce courrier aux environs de midi, et je sais que mon agence Pôle Emploi est fermée habituellement le jeudi après-midi, donc que ce questionnaire ne sera pas réceptionné par leurs services avant le 15. Je le remplis néanmoins et vais le déposer dans la boite aux lettres de l’agence le jeudi après-midi. JPEG - 3.1 ko

Et voilà que le 25 octobre je reçois un courrier du Conseil Général m’informant qu’ils envisagent de prononcer une réduction de 100 euros de mon RSA car je n’ai pas établi le PPAE dans les délais. Comme j’ai la possibilité de leur adresser mes observations, je leur explique donc ce qui s’est passé. Le 18 novembre, une équipe pluridisciplinaire se réunit pour discuter entres autres de mon cas.

Vendredi 3 décembre, nouveau courrier : tout ce qu’ils retiennent c’est que je n’ai pas signé de PPAE avec Pôle Emploi et ils prononcent la réduction de mon allocation de 100 euros ; et si je ne prends pas rendez-vous avec ma conseillère avant la fin du mois de décembre, je peux dire adieu au RSA. Je peux éventuellement leur adresser à nouveau mes observations avant le 16 décembre ( pour leur répéter ce que je leur ai déjà dit ? ).

J’en conclus donc que je suis tenu pour responsable si la Poste fait grève, si ma conseillère Pole Emploi ne me donne pas rendez-vous plus souvent, me fait actualiser le PPAE par courrier ou mail, et si j’ai l’audace de travailler (être enquêteur vacataire suppose en plus des déplacements fréquents)

Je ne suis pas près d’oublier le ton d’une assistante sociale rencontrée hier à l’antenne du CG de la ville, en me répétant la menace de suspension du RSA si je ne rencontrais pas ma conseillère , ou qu’à défaut je ne présentais pas de justificatif :

celui qu’on adresse à quelqu’un qui a commis une faute.

Quelle attitude adopter et éventuellement comment me défendre face à ces administrations et autres organismes que j’exècre de plus en plus ?

Attitude : solidarité ! Défense : l’action collective

En s’organisant, en se regroupant avec d’autres allocataires, en interpellant le Conseil Général et ses élus, décisionnaires dans la politique sociale et la gestion du RSA !

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PS : Nous avons récemment eu des nouvelles de l’allocataire en question. (cf son mail en fin des commentaires) Il n’a pas hésité à écrire au Conseil Général de sa région et voir sa conseillère qui ont lui remis son allocation en place.

Aux allocataires isolés : Même seul et à force d’obstination, on peut arriver à rétablir la situation.


Commentaires

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Conseil Général de l’Aveyron : un allocataire puni pour ne pas avoir rendu son devoir à temps
mercredi 22 décembre 2010 à 09h38 - par  Nico

Je n’étais pas du tout au courant de ce problème. et je trouve cela un comble. Trop de travail et manque de personnel dans un pole emploi... le lieu où on est censé trouver du travail. C’est tellement bête que cela me fait rire. Surtout que si l’on baissait les saleurs plus haut (et plus hauts) on pourrait bien se permettre des centaines d’employés dans ce domaine.

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Les joueurs tels que moi adorent ce casino en ligne et à l’avenir, je reviendrai y jouer plus souvent tant que casino existera.
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dimanche 9 janvier 2011 à 08h54 - par  Un précaire désabusé

Le paradoxe, c’est qu’il n’y a jamais tant eu de boulot à abattre (et pas qu’à Pôle Emploi) alors qu’il n’y a pas de véritable politique d’embauche. C’est schizophrénique le néolibéralisme dans sa vision de la "valeur travail" ! On veut mettre les chômeurs et les "assistés" au travail mais on dit que l’emploi coûte cher aux patrons dans le privé, aux contribuables quand ce sont des emplois publics. En même temps, on reproche aux minima sociaux de coûter cher à la collectivité, mais on évite de chiffrer le coût des dispositifs de flicage des "assistés-fraudeurs-potentiels", autrement dit de la criminalisation de la misère planifiée. Et ce que coûte à l’ensemble de la collectivité la pléthore d’organismes, de commissions, de cellules, de guichets soi-disant uniques, de machins et de trucs bureaucratiques en charge de la planification de cette misère de masse. Autant d’emplois aussi coûteux qu’inutiles dont on peut supposer sans trop risquer de se tromper que les mieux placés sont attribués à des pistonnés haut-de-gamme, le reste étant dévolu à la valetaille des précaires interchangeables.

Le résultat de cette pantalonnade, on le constate tous les jours en regardant l’état de nos rues (depuis la disparition progressive des cantonniers), l’état de nos routes (depuis la départementalisation et le recours à la sous-traitance précarisée), la décrépitude grotesque de ce que furent nos services publics (qui déjà ne fonctionnaient pas des masses du temps où ils appartenaient à l’Etat), in fine la débâcle exponentielle de notre économie (salaires minables, allocs symboliques = pouvoir d’achat en berne = débrouille et pas de conso = destructions d’emplois... c’est un cercle vicieux et là encore, un paradoxe) et un climat d’agressivité larvée qui chaque jour s’amplifie sans jamais se traduire par des mouvements autres que velléitaires placés sous la houlette de syndicats complices, en l’absence d’une Gauche qui, même dans ses extrêmes (dont je me revendiquais avant, comme tant d’autres, de rendre ma carte) a depuis longtemps abdiqué la lutte et l’activisme sur le terrain au profit d’incessants bavardages sur fond de divisions idéologiques dont les classes populaires, les travailleurs et les exclus, victimes collactérales du système en place, n’ont absolument rien à battre.

Une dernière parenthèse, amis de RTO : quand vous écrivez que notre allocataire aveyronnais n’a pas pu rendre sa copie parce que "les postiers en lutte étaient en grève", je crois que vous mettez le doigt sur ce qui fait mal. En effet, on aimerait bien, du côté des précaires, que cette lutte, pour qu’elle en mérite vraiment l’appellation, se fasse globale et s’accompagne de pratiques de désobéissance civile de la part des tenants du service public qui croient encore à l’idée d’un service rendu au public. Pouvez-vous nous fournir des exemples de désobéissance civile chez des employés de ces polices politiques que sont la CAF et Pôle Emploi, avec ou sans la bénédiction des syndicats de parade auxquels ils seraient éventuellement affiliés ?

Pour le moment, en tant que précaire d’âge mûr à qui on ne la fait plus, je vois surtout des collabos derrière les guichets que je suis contraint de fréquenter. Des AS, des petits employés de bureau, des travailleurs sociaux, des flicaillons en aquarium parties prenantes d’un système qui les fait vivre en nous faisant crever à petit feu. Pas beaucoup de résistants parmi eux.

Alors je sais bien, à vous lire, que vous n’aimez pas trop que l’on exprime sa rancoeur en termes antagonistes -eux et nous, les précaires victimes et les salauds de collabos derrière leurs petits bureaux-, que diviser est finalement le but recherché par le pouvoir, mais bon, le constat, et on est quand même quelques-uns à le faire tous les jours ouvrables, c’est que cette division existe de fait entre nous, le lumpenproletariat et eux, dont beaucoup se comportent en flicaillons. Et ces flicaillons-là, je les tiens pour responsables de certaines situations extrêmes, lorsque par exemple un allocataire risque de se retrouver à la rue parce qu’on lui aura coupé les vivres pour toutes sortes de bonnes raisons liées à une politique qui tient du fascisme rampant.
Pour moi qui suis de la vieille école, ces flicaillons sont des vendus, et les mépriser d’abord, les combattre s’il le fallait, cela s’appelle la lutte des classes.

Bien à vous, camarades.

Site web : Paradoxes...
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Conseil Général de l’Aveyron : un allocataire puni pour ne pas avoir rendu son devoir à temps
lundi 13 décembre 2010 à 10h24 - par  PhilWhat91

Bonjour,

Le mieux serait de vous présenter à la réunion de l’équipe pluridisciplinaire départementale qui va statuer sur votre cas.
Vous pourrez vous expliquer de vive voix et leur faire entendre raison.
Sachez que dans ces réunions il y a des représentants des allocataires du Rsa.

Votre référente Rsa doit-être en mesure de vous indiquer la date de cette réunion.

Cordialement
Ph. G.

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samedi 5 mars 2011 à 11h06 - par  Phil

Lire, et relire : Punir les pauvres de Loîc Wacquant, La machine à exclure de Noêlle Burgi.

Site web : Rien n’a changé
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dimanche 16 janvier 2011 à 12h07 - par  Un précaire en colère

" RSA : c’est NON, pour 3 raisons essentielles : L’interaction avec les minima sociaux qui va le transformer en « trappe à SMIC » entraînant un tassement spectaculaire et supplémentaire des salaires.Une transformation profonde de notre droit social qui va créer une nouvelle catégorie de travailleur précaire assisté à vie, car il n’y a aucune limitation dans le temps, véritable sous-salariat déguisé.
Un financement qui pénalise la France du travail active et retraitée qui a épargné au moment où la récession économique met à mal les revenus de la bourse, de l’assurance-vie et de l’immobilier. En fait, il ne s’agira pas d’une solidarité des riches envers les pauvres mais d’une solidarité de ceux qui ne sont pas encore pauvres envers ceux qui le sont déjà. "

Qui a dit ça ? Mélenchon ? Thibault ? Besancenot ? Cohn-Bendit ?

Langue au chat ?

C’est un certain Lionnel Luca, député de l’aile extrême-droite de l’UMP des Alpes-Maritimes, ancien légionnaire pour l’anecdote. Propos tenus en 2009, à la veille de l’adoption du RSA par les députés. Luca rejoignait en cela l’opinion de la CGT.

C’est dire sur quelles contradictions opère le "volet social" du système néolibéral !!!

Le glissement du RMI au RSA nous a été imposé une fois de plus par Bruxelles. Ce dispositif bancal est inspiré du fameux plan Hartz IV mis en place par la gauche allemande sous la présidence du chancelier Gerhard Schröder. Les successifs plans Hartz sont à l’origine de régressions sociales historiques et de tensions continuelles. L’échec de ces mesures est patent et excessivement coûteux pour l’ensemble de la collectivité, ce qui est aussi le cas, chez nous, du RSA, de la fusion ANPE-ASSEDIC, des nouvelles dispositions coercitives à l’endroit des chômeurs, du dispositif soi-disant autoentrepreneurial et plus généralement de la logique comptable auxquelles sont tenus d’adhérer nos "services publics" et nos institutions, toutes choses qui nous ont été imposées par Bruxelles.

En l’absence d’oppositions politique et syndicale digne de ce nom (l’activisme autre que concrétisé par de ponctuelles manifs qui n’amusent plus personne étant devenu à ce jour de leur part une nécessité sous peine de perdre le peu de crédibilité qui leur reste, et il me semble que le processus est bien engagé !) les Etats européens, dont le nôtre, n’en renonceront pas moins à leur projet d’abolir l’Etat-Providence et de substituer nos droits à des devoirs au nom du seul profit des mafias multinationales et de leur actionnariat parasitaire.

Voilà qui préfigure un conflit social très dur qui ne manquera pas d’éclater lorsque nous aurons tous compris qu’il n’y a vraiment plus rien à attendre de la "gauche-de-la-gauche-du-débat-continuel-qui-ne-mène-jamais-à-rien" ni d’un syndicalisme incapable de se fédérer au nom des intérêts réels des travailleurs et du lumpenproletariat que nous sommes, dans le sens d’un mot d’ordre unitaire de grève générale illimitée.

Je ne sais pas ce qu’on en pense ici, sur ce forum, mais pour ce qui me concerne j’en ai assez de ces figures confidentielles du PC très occupés à se disputer l’investiture du présidentiable pour quelques 1,5% des voix que le candidat retenu récoltera en bout de course entre un Besancenot passé de mode qui fera 2% et une candidate LO qui fera 0,3%. Marre de voir Mélenchon, promis au 4 %, se prendre pour Jaurès sans jamais évoquer l’abolition des petits boulots, le revenu d’existence, le SMIC à 2000 € ni le retrait de l’UE, cette Union Européenne qui est à l’origine des régressions sociales que nous subissons. Et Marre de voir Thibault rectifier le tir en refusant les invitations de ses amis de l’UMPS après avoir signé comme Chérèque tous les accords pourris que ceux-ci ont soumis à leur appréciation sous l’autorité du MEDEF. J’ai envie de dire merde à toute cette crasse et je me prends à regretter l’époque d’Action Directe et des Brigades Rouges... Je n’en dis pas plus parce que je n’ai pas envie d’être censuré et que je ne veux pas attirer d’ennuis à nos potes du Collectif. Mais il y en a plus que ras le bol et j’espère, en voyant ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie, que cela fera réfléchir tous ceux qui comme nous sont obligés de "se débrouiller" pour pouvoir seulement survivre, tandis que des salauds en costard osent mettre en cause le peu de droits qui nous restent pour complaire à leur électorat de beaufs ignares, de petits commerçants mesquins et de vieux cons d’héritiers de carrière.

Comment en arrive t-on à détester à ce point le pays où on a vu le jour ? Où nos parents ont travaillé, lutté et se sont aimés ? Comment peut-on se regarder dans la glace, tous tant qu’on y est, alors qu’on laisse ce pays partir à la dérive, alors qu’on l’abandonne aux paroles lénifiantes de couilles-molles de syndicalistes que ceux d’entre nous qui ont encore un travail ont élus pour représenter nos intérêts ?

GREVE GENERALE. ET VITE !

Un précaire en colère

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samedi 15 janvier 2011 à 11h10 - par  un précaire

Si ma mémoire est bonne, c’est pas la première fois que l’on parle du conseil général de l’Aveyron, un généreux élu du département avait proposé de diviser le RMI en deux jugeant la somme de 400 à 450 euros par mois, rondelette !

Dans l’infâme est est pas au bout de nos surprises.

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vendredi 14 janvier 2011 à 13h43 - par  Un précaire désabusé

C’est bien que cette affaire se soit heureusement conclue. J’en suis content pour vous, même si on ne doit pas perdre de vue que nous restons sur le fil, suspendus à la "bonne volonté" d’individus surchargés de travail ou qui n’en ont rien à foutre ou qui nous considèrent comme des sous-merdes (ce qui est malheureusement le propre des petites gens, dès qu’elles accèdent ne serait-ce qu’à un tout petit degré de pouvoir).

Si je devais faire un bilan du RSA au macro-niveau de ma petite ville, il se formulerait comme suit : c’est la loi du plus fort qui une fois encore s’exprime. Les débrouillards accumulent les boulots au noir (et de ce côté-là je ne suis pas en reste, j’ai un loyer à payer et à 55 ans passés, avec la mentalité retorse qu’on me connaît, aucune chance de trouver un emploi dignement payé dans mon petit bled). Plus on en fait plus on en trouve, surtout depuis qu’il est question de cesser d’aider fiscalement les employeurs en CESU. Ceux qui n’étaient pas dealers le sont devenus. Les trafics, je les vois exploser. Les économies souterraines que Sarko prétendait combattre, elles se développent au nez et à la barbe des troufions de l’administration chargés de les traquer.
Les autres ils se laissent couler. J’en vois qui font la manche que je croisais il y a quelques mois aux convocs de Pôle-Emploi encore rasés pour les mecs, arrangées pour les filles. Je les vois clochardiser, se transformer petit à petit en épaves sans désir, sans révolte. La conscience politique chez les RSAstes ? Absente ici où les propos traduisent l’esprit de chacun-pour-soi et surtout une haine irréparable de ces "services publics" qu’étaient la CAF,la SECU, Pôle-Emploi -la Poste en prend aussi pour son grade et je ne parle même pas de la SNCF.

Je pense que c’était le but recherché. Comme convenu, les RSAstes, étoiles jaunes du sarkozisme, méprisent les gugusses qui leur tiennent lieu de capos.

Et après ? Viendra t-il le jour où l’on règlera ses comptes ? Y aura t-il une épuration ? Pour le moment, c’est plutôt le marché noir qui se développe, et le désespoir qui prolifère dans le sens du bulletin lepéniste qu’on se promet de glisser dans l’urne dès que possible. Je déteste cette réalité mais je suis bien obligé de la voir et de l’entendre s’exprimer. La résistance ? chacun se bat pour soi car c’est d’abord une question de survie et il n’y a plus d’idéal collectif au bout.
Je crois que l’ennemi est en train de gagner.

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lundi 10 janvier 2011 à 23h25 - par  Un précaire

Bonsoir ,

Je suis l’allocataire en question . Voici la suite et la fin de mon histoire : le 6 décembre 2010 mail à ma conseillère Pole Emploi pour lui demander un rendez-vous ou à défaut une convocation avant la deuxième réunion de l’équipe pluridisciplinaire du Conseil Général le 16 décembre . Elle m’a répondu qu’elle avait bien saisi l’entretien du PPAE le vendredi 15 octobre et qu’elle allait le faxer le jour meme au Centre Médico-Social , l’antenne du Conseil Général de ma ville . Il a fallu que je lui en parle pour qu’elle le fasse au bout de deux mois !!! Et bien sur aucune excuse de présentée pour la situation dans laquelle elle m’avait mis , je ne dirai pas ce que je pense d’elle pour rester poli . Le temps passe et le 03 janvier , lettre de la Caf qui me réclame 100 euros sur mon RSA de ce mois-ci conformément à la décision du Conseil Général . J’en profite ce jour là pour faire au CG un courrier en recommandé avec les photocopies de leurs courriers reçus , en réexpliquant ma situation , les nouveaux éléments ( le PPAE qui ne leur a pas été envoyé en octobre par ma conseillère ) et aussi et surtout pour leur dire très poliment mais très fermement ce que je pensais de leur attitude et de leur façon de faire et que j’étais prêt à aller très loin pour me défendre . Ma lettre a du croiser celle du Conseil Général qui quelques jours plus tard m’annonçait que la procédure de réduction de mon allocation était annulée , ma conseillère ayant enfin fait son travail ( à moins que cela ait été intentionnel de sa part ou concerté avec le Conseil Général ) . Tout est donc bien qui finit bien . Merci de m’avoir permis de témoigner et merci aux internautes pour vos réponses .

Cordialement ,

Un précaire soulagé .

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dimanche 9 janvier 2011 à 10h51 - par  Un précaire désabusé

@PhilWhat91 : Des "représentants" des allocataires du RSA ? Des dupes, oui.

@Le Collectif : Savez vous comment ça s’est passé ensuite, pour cet allocataire ? Avez-vous des nouvelles ?

dimanche 19 décembre 2010 à 18h22

Bonjour,

Il semblerait qu’au pays des droits de l’homme, l’extrême précarité ne soit pas un châtiment suffisant pour les gueux d’où un harcèlement bureaucratique permanent et usant en prime qui nécessiterait un Blackberry comme agenda tellement les délais, rendez-vous, courriers, les appels téléphoniques sont nombreux et ne laissent place à AUCUNE ERREUR !

Un banquier, un énarque a droit à l’erreur mais pas un bénéficiaire du RSA !
Ma CAF a perdu ma déclaration trimestrielle, je l’ai appris devant un distributeur de billet : "Désolé, opération annulée."