GREVE A L’ANPE le 13 juin

mardi 16 mai 2006
par  collectif rto
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Les organisations syndicales de l’ANPE

CGT - FO - SNU - SUD

GREVE le 13 JUIN Pour la DEFENSE de nos MISSIONS, du SERVICE PUBLIC et de ses USAGERS

JPEG - 16.6 ko Les missions de service public de l’ANPE sont fortement attaquées. La politique de l’emploi actuelle vise essentiellement à contraindre les demandeurs d’emploi à accepter toutes les précarités, les déqualifications, les bas salaires. A l’ANPE, nous sommes confrontés à la mise en concurrence, à l’intervention des entreprises d’intérim et d’agences privées (Maatweerk, Ingeus..). Ces entreprises se positionnent sur le " marché du placement " dans une pure perspective de recherche de profits.

Le " Suivi Mensuel Personnalisé " : mensonges, confusion et maltraitance des usagers !

Le décret du 2 Août, relatif au " suivi et au contrôle de la recherche d’emploi " restreint considérablement les possibilités de recours des demandeurs d’emploi, attribue de nouveaux pouvoirs de sanctions à l’Assedic, et surtout culpabilise les chômeurs, comme s’ils étaient responsables de leur situation. En l’absence d’une politique de création massive de véritables emplois et dans un contexte où les dispositifs de formations professionnelles qualifiantes sont disloqués, contraindre les demandeurs d’emploi à rencontrer leur conseiller systématiquement tous les mois est une aberration. Ne s’agit-il pas en réalité de décourager le plus grand nombre possible de demandeurs d’emploi de rester inscrit à l’ANPE ? De plus, les " entorses " aux règles de la gestion de la liste se multiplient : l’Etablissement fait " du zèle " en interprétant, de manière très restrictive, les textes et décrets en vigueur.

Le " suivi mensuel personnalisé ", qui tend à transformer les conseillers en " contrôleurs de la recherche d’emploi ", vient fausser profondément l’exercice de nos Missions.

En fait " d’accompagnement personnalisé ", nous sommes contraints de faire fonctionner, coûte que coûte, un dispositif de traitement de masse qui ne prend en compte ni les besoins exprimés par les demandeurs d’emploi, ni la qualification des agents, et qui génère l’intensification des temps de travail et la dégradation des conditions de travail qui découlent du manque de moyens en personnels, en locaux, en moyens informatiques.

Le plus dur reste à venir ! La journée de mobilisation de 24 h à laquelle nous appelons, doit constituer un sérieux avertissement pour la Direction Générale et le ministère. Nous allons dans les mois qui viennent devoir faire face à la montée en puissance du volume de DE à suivre, sans compter les conséquences de la mise en place du pré-profilage par les Assedic, le projet d’un outil informatique commun, la mise en place du DUDE (Dossier Unique, accessibles à tous les intervenants, publics et privés, au mépris du principe de confidentialité)…

A cela s’ajoutent des méthodes " de management " par le stress, la profusion d’objectifs individualisés, des procédures de contrôles d’activités de plus en plus " serrées ".

- Pour défendre l’ANPE, Etablissement public national, et ses missions de service public

- Pour dénoncer l’intensification des charges de travail

- Pour le respect et l’amélioration des droits des demandeurs d’emploi

- Pour défendre une autre conception du service public, basé sur la réception des demandeurs d’emploi, dans le respect de leurs aspirations et de leurs projets professionnels

Grève nationale de 24 heures le 13 juin 2006 Paris, le 15/05/2006


Commentaires

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GREVE A L’ANPE le 13 juin
mercredi 17 mai 2006 à 10h03 - par  EPAUD sylvie

Bonjour,

"En France la loi prévoit que le parent accompagnant d’un enfant lourdement handicapé quitte son emploi ou en soit dégagé pour que son enfant puisse bénéficier de l’AES 6eme catégorie permettant à ce parent d’assurer les soins et l’éducation de cette enfant. Or au décès de l’enfant l’allocation est immédiatement interrompue laissant le parent aidant dans une complète misère matérielle et humaine. Pas de droit sociaux pas d’allocation chômage pas de droit sécu pas de possibilité de reconversion professionnelle, un complet déni du travail accompli.

Ce travail invisible, source de richesse non pris en compte dans les PIB des états est en général fourni par les femmes .....Violence contre les personnes handicapées et violence institutionnalisée contre les femmes

Je viens de prendre soin de mon enfant qui est décédée à l’age de 11 ans. J’ai été contrainte, me trouvant sans aucune ressource ni droit sociaux après le décès de mon enfant de reprendre une activité d’aide soignante alors que j’étais dans un état de désespoir qui ne me permettait absolument pas de travailler. 6 mois plus tard j’étais en arrêt maladie .A ce jour comme je n’ai aucune reconnaissance de mon travail auprès de mon enfant, je n’ai plus droit aux indemnités journalières alors que je suis toujours en arrêt maladie. J’ai donc demandé le RMI. Et comble de cynisme Il me faut tenir 4 mois avec 110,15 euros : (MAI 00, JUIN, JUILLET et AOUT 110,15 euros) car mes ressources des 3 mois précédant (Février 633,69euros, Mars 657,16euros, Avril 445,93 euros) ne sont pas neutralisées car ce sont de indemnités journalières et non des droit assedics.

J’ai commencé depuis Samedi une grève la faim qui va se poursuivre tant que le montant de mon RMI ne me sera pas accordé intégralement. Je revendique la possibilité de me soigner dignement, de faire un bilan de compétences et de pouvoir choisir mon insertion dans le cadre du RMI.
Pourriez vous me soutenir dans cette action afin que la violence agie contre les précaires ne soit plus ensevelie sous notre silence.

Sylvie EPAUD