GRèves, semaine du 12 juin 2006
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GUINEE CONAKRY : cinquième jour de grève générale, affrontements et répression, au moins dix morts
GREVE JOUR 5 : La logique de l’affrontement 12.06.2006 Selon les informations qui parviennent à GCI, dans la capitale guinéenne, on entend de nombreux coups de feu. ça tire un peu partout, sans qu’on ait un bilan précis sur les blessés ou autres victimes. Il semble que des marches de protestations sont en cours. Les examens n’ont pu débuter comme annoncé par le gouvernement. Le dérapage désormais habite la cité. En tous les cas, les tensions sont très fortes à Conakry et à l’intérieur du pays.... L’on peut évidemment craindre horrible répression de la part des forces de l’ordre. Au moment où nous mettons en ligne, la capitale vit pratiquement un état de crise totale.
En effet, ce jour, certains élèves voulaient effectivement aller passer leurs examens, mais la plupart des enseignants non satisfaits pour leurs exigences, n’étaient point prêts à donner raison au gouvernement.
Les forces de l’ordre ont en effet très tôt pris les endroits stratégiques : Tombo, Hamdallaye, Cosa, Kipe, etc... Comme selon nos informations, les manifestants menacent de se rendre à Kaloum, il faut vraiment penser que le pire sera évité, sinon, la logique de l’affrontement dans laquelle le gouvernement s’est engagé va enfoncer le pays dans une terrible épreuve.
Guinée : dix morts lors de heurts entre lycéens et policiers Dix personnes ont été tuées lundi en Guinée lors d’affrontements entre les forces de sécurité et des lycéens au cinquième jour d’une grève générale, a-t-on appris auprès de témoins et de responsables de l’opposition. lundi 12 juin 2006 - 18 :53
COte d’Ivoire
Enseignement supérieur- La grève illimitée démarre aujourd`hui Extrait de presse
La coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) a décidé depuis le vendredi 9 juin de reconduire le mot d’ordre de grève. "L’assemblée générale tenue le vendredi dernier a estimé que les concessions faites par le gouvernement en dessous des revendications minimums à satisfaire. Nous n’avons pas senti dans les discussions avec le ministère de l’Enseignement supérieur, une volonté d’analyser nos revendications. Pendant les quinze (15) jours de suspension de la grève, nous avons seulement eu trois séances de travail d’une heure. Les deux semaines n’ont rien donné. Et nous avons décidé de reprendre la grève demain (Ndlr aujourd’hui) jusqu’à ce qu’un accord sur les revendications intervienne entre nous et le gouvernement" a expliqué hier le professeur Traoré Flavien, président de la Coordination des enseignants que nous avons joint au téléphone.
Belgique
: une grève en béton
Le secteur des centrales à béton à l’arrêt le 12-6-2006 15:06 Alors que représentants patronaux et syndicats du secteur des centrales à béton se rencontrent cette après-midi, l’ensemble du secteur était à l’arrêt, paralysé par un mouvement de grève qui a débuté vendredi dernier. En début d’après-midi, on signalait peu d’incidents même si certaines entreprises tentaient de faire lever leur blocage par huissier interposé.
Selon la Confédération de la Construction, ce mouvement de grève a un impact grandissant pour le secteur qui n’est plus approvisionné en béton. Certaines entreprises du secteur étaient elles-mêmes bloquées aujourd’hui, pour les empêcher de recevoir toute livraison de béton.
Les syndicats ont entamé vendredi une grève d’une durée indéterminée, alors que les représentants patronaux du secteur réclament une plus grande flexibilité dans le cadre de négociations pour une nouvelle convention collective. Les syndicats exigent eux la reconduction pour une durée indéterminée de la convention précédente, sans modification. Selon la Confédération de la Construction, le secteur compte 500 centrales à béton et emploie directement ou indirectement 5.000 personnes.


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