INTERIM POUR TOUT LE MONDE

Les chômeurs condamnés à la précarité
samedi 29 octobre 2005
par  collectif rto
popularité : 4%

Le recours à l’intérim généralisé  : vous êtes chômeur de longue durée, trop jeune,trop vieux, issu de l’immigration : vous faites donc partie des publics fragiles.

Par conséquent, une entreprise pourra désormais vous recruter comme intérimaire, plutôt qu’en CDI, sans avoir à justifier d’un surcroit temporaire d’activité.

La faute à qui : aux syndicats qui ont signé un accord avec le syndicat patronal des entreprises temporaires, adhérent du MEDEF.

Une raison de plus pour participer à la campagne d’actions du RTO contre les entreprises d’intérim.

JPEG - 3.3 ko RDV le 4 novembre 14h plâce du châtelet

Ci-dessous, le communiqué de presse sur cet accord

Le 12 septembre 2005

JPEG - 54.3 ko La Branche du travail temporaire vient de signer un accord favorisant la formation professionnelle et l’accès au travail temporaire pour les personnes connaissant des difficultés particulières. Le SETT (Syndicat des Entreprises de Travail Temporaire) et trois organisations syndicales de salariés (CFDT, CFE-CGC, et CGT-FO) ont signé, le 7 septembre 2005, un accord relatif aux modalités de mise en oeuvre des dispositions de l’article L.124-2-1-1 du code du travail. Cet accord fait suite à la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005, qui prévoit deux nouveaux cas de recours pour le travail temporaire. Il s’agit, pour la première fois, de cas de recours liés à la situation de la personne et non à celle de l’entreprise dans laquelle l’intérimaire est en mission. Le premier est destiné à assurer un complément de formation au salarié intérimaire afin de lui faciliter l’accès ou la remise à l’emploi. Le second a pour objet de favoriser l’embauche de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières (bénéficiaires de minima sociaux, demandeurs d’emploi depuis plus de 12 mois, jeunes et seniors à la recherche d’un emploi, handicapés…). Les partenaires sociaux du travail temporaire en définissant un dispositif précis prenant en compte la situation des personnes concernées par ces deux nouveaux cas de recours, ont ainsi souhaité faciliter l‘accès ou le retour à l’emploi.

SETT JPEG - 2.3 ko

Isabelle Lombard Tél. 01 55 07 85 85 Fax : 01 55 07 85 86

Service de presse Stratis

Béatrice Grumler Tél. 01 55 25 54 69 Fax : 01 55 25 54 55


Commentaires

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BOYCOTT DES ELECTIONS SYNDICALES CHEZ ADECCO
mercredi 2 novembre 2005 à 00h17 - par  Federica

Comme par hasard, cet accord intervient alors que se terminent les élections syndicales chez Adecco, dont le moins qu’on puisse dire c’est que les syndicats ont raclé les fond de tiroirs des arguments pour trouver des zeureux zélus et des zeureux zélecteurs (ils doivent faire preuve de leur capacité d’encadrement et de contrôle social aux patronspour justifier leurs subventions)

Ci dessous, un texte d’appel au boycott de cette farce :


LA FOIRE AUX “ARGUMENTS”

Les boîtes d’intérim tiennent leur place en tant que maillons de la chaîne capitaliste. Les travailleurs, souvent sans qualification, sont ici dispatchés et disséminés entre les chantiers, les plates-formes de tri, les usines etc. … L’intérim se présente comme l’adaptation du taylorisme au XXIème siècle.

Le travailleur y est baladé d’un lieu d’exploitation à un autre sans pouvoir s’organiser durablement contre les tyrans. Il ne peut donc pas se constituer durablement avec ses pairs en un ensemble capable de faire bloc contre le patronat. Ainsi les travailleurs étant divisés et isolés, le capitalisme peut régner en maître sans avoir à craindre quelque contestation que ce soit.

Comme dans tous les lieux d’exploitation générés par le système capitaliste, les partis politiques et syndicats, les gauchistes réformards tentent de d’anticiper tout mouvement de contestation spontanée en dévoyant la combativité ouvrière et en l’encadrant.

Trouvant dans la misère des exploités les ressources en hommes et en voix dont ils ont besoin pour continuer à perdurer, ils nous vampirisent. Empruntant les douces voix des sirènes qui dans les mythes entraînaient les marins dans les profondeurs abyssales, nos modernes sirènes ne reculent devant rien pour attirer les travailleurs dans leurs filets et les amener à participer à la mascarade des élections professionnelles qui nous est présenté comme le summum de la démocratie.

Chez Adecco, une des principales boîtes d’intérim, des élections syndicales se préparent actuellement. Les principales centrales syndicales usent à cette occasion des astuces les plus grossières et font preuve d’un prosélytisme exacerbé pour tenter de gonfler les urnes à leur profit.

Ce qui leur fait le plus peur ? L’abstention ! Comme le pleurniche la CGT dans un de ses tracts : "Ne recommencez pas ce qui est déjà arrivé, ne jetez pas vos bulletins de vote à la poubelle", et d’ajouter, pour ceux qui ne le sauraient pas "mettez-les dans l’enveloppe". Car, "une élection de ratée c’est 2 ans de perdus" ... mais perdus pour qui ? La CGT se garde bien de nous le dire. Pour les syndicats institutionnels, qui pèsent leur représentativité (et tout ce qui va avec : subventions...) au nombre de voix ? Sûrement. Pour leurs chefs qui profitent du système ? Sûrement aussi. Pour les travailleurs ? Nous attendons la démonstration !

D’autant qu’elles n’ont pas vraiment l’air de s’intéresser vraiment à nous. Ainsi, ce n’est que par "les nombreux retours" que la CGT s’est rendue compte de l’état de précarité et de la détresse des intérimaires ! Sûr, les "camarades syndicalistes" ne pouvaient pas s’imaginer que l’intérim engendre automatiquement la précarité ! Et comme ils vont de découverte en découverte, ils nous expliquent à la suite : "En effet, nous nous sommes rendu compte que nombre d’entre vous vivent dans des conditions de logement indécentes". Quelle découverte ! Il fallait effectivement de "nombreux retours" pour savoir ça et toute la sagacité de grands leaders syndicaux ! Malgré l’emploi aléatoire, des salaires de misère, des frais de transport dans tous les sens, les grands pontes de la CGT croyaient sans doute jusqu’à présent que les intérimaires pouvaient se payer une villa à Neuilly. Heureusement que grâce aux élections syndicales, ils ont regardé vers le bas et fait cette découverte. S’il fallait une démonstration supplémentaire, tout le baratin cégétiste montre simplement que sans rien connaître de nos vies, tous ces gens sont une bureaucratie qui se croit apte à nous donner des ordres ! Laissez-moi rire !

La CFDT fait miroiter d’importants avantages à ceux qui viendraient grossir ses rangs et se présenteraient sous ses couleurs aux élections syndicales. Elle n’y va pas par quatre chemins. C’est carrément de l’argument commercial : "Les délégués du personnel titulaires élus auront 15 heures payées chaque mois", même assorti du commentaire "pour défendre les intérêts des salariés d’Adecco", mettre cet argument en gros caractères montre bien qu’il n’est pas ici question de "solidarité" mais bien d’avantages personnels. Pour ceux qui hésitent encore, la CFDT ajoute "de nombreux postes (d’élus !) restent libres". Avis aux amateurs donc. Après avoir recruté ceux qui cherchent à se placer, la CFDT continue à jouer la division car elle souligne qu’elle défend "auprès du Tribunal d’Instance les intérimaires élus au CHSCT", manifestement, les pas élus peuvent toujours se brosser !

Si les syndicats institutionnels estiment que nous pouvons brader notre liberté de penser et d’agir ainsi que notre dignité pour deux jours de repos supplémentaire par mois (c’est comme cela que ça se traduit bien souvent chez les "élus"), ils sont bien obligés de constater que les intérimaires ne se précipitent pas sur "les postes à prendre" malgré tous les efforts qu’ils déploient. Même si nos conditions de vies sont misérables, nous avons compris que la lutte que nous avons à mener ne se limite pas à quelques minutes dans un bureau à dire "amen" aux décisions prises par les chefs syndicaux. Non, c’est un acte de tous les jours et de toutes les heures, un engagement personnel et total pour un changement radical de société.

Alors, organisons-nous ensemble dès maintenant contre les exploiteurs qui profitent de notre sueur ! Pour le boycott des élections quelles qu’elles soient, à Adecco comme ailleurs, et pour une lutte unie des travailleurs contre la machine capitaliste !

Des intérimaires en lutte !

Site web : CNT AIT
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lundi 9 juillet 2007 à 21h12 - par  j suis soso

ha oui enfin quelqu’un qui nous comprends rale bole de l intérim moi y vienne de me proposer une mission au smic alors que ça fait 7 ans que je suis chez eux je parle d’adia

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jeudi 23 février 2006 à 15h18 - par  Yan

Alors c’est tellement clandestin que ça en devient invisible, comme contre le RMA

lundi 20 février 2006 à 12h10

Manquez plus que çà ! A lire tes commentaires, les intérimaires qui avions décidé de nous organiser dans la CGT on seraient des nuls ! Tu n’as qu’à mettre un bleu de chauffe, déguster les foudres patronales et t’organiser avec tes camarades au lieu de nous mettre dans le même sac que les jaunes de la CFDT ! On moins nous on se bat (même si c’est clandestinement !)