Le Beurre et l’argent du beurre
Au temps jadis, nous avions des droits collectifs. Les pauvres défendaient ces droits collectivement, même quand ils n’en bénéficiaient pas personnellement.
Et puis les pauvres ont oublié leur Histoire et les riches ont imposé leur Fable : la plupart des pauvres se sont mis dans la tête que les droits ne servaient qu’aux autres.
Nous sommes tous des allocataires : de la CAF, de la Sécu, de l’Assedic. Et tous confrontés à un moment ou un autre aux conséquences concrètes de la propagande sur l’ « assistanat ».
Le Réseau solidaires d’Allocataires, aurait pu s’appeler Regroupement des sacrifiés de l’Assedic, Rassemblement des Salopes assistées, ou Réunion des Sous Pauvres Affamés.
Peu importe les noms qu’on nous donne, nous avons décidé de nous regrouper sur la base des contraintes qu’on nous impose, pour les combattre collectivement.
Et notamment par le biais d’un journal, Le beurre et l’argent du Beurre. Bonne lecture, donc, et si vous souhaitez réagir aux textes publiés, envoyez-nous un mail à ctc.rsa@gmail.com
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Allocataire du RSA ou étudaint travailleur social, pour le conseil général, il faut choisir
On se représente communément le travailleur social comme une espèce totalement distincte du précaire, de l’usager. C’est bien parce qu’objectivement ces frontières sont tout sauf étanches qu’il faut dresser des barrières dans la tête et le comportement des uns et des autres, quand des travailleurs sociaux ont connu ou connaîtront la précarité, quand des agents de pöle Emploi sont d’anciens chômeurs suivis et recrutés en CDD ou en contrat aidé...
Cette lettre d’une allocataire du RSA montre une fois de plus l’absurdité du système : une formation longue et qualifiante n’est pas "une action d’insertion". Surtout quant il s’agit de devenir... assistante sociale. Comment pourrait-on être à la fois allocataire soumis et travailleur social en devenir ?
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La fraude, elle vient de ceux qui font que la Sécu n’a plus rien de "sociale"
En quelques années, la Sécurité Sociale est devenue bien inhumaine, tant pour les agents et contrats précaires salariés des différents organismes (CAF, assurance maladie, assurance vieillesse...) que pour les bénéficiaires qui ont de plus en plus souvent droit aux délais interminables, dossiers perdus, suspensions, trop-perçus...
Une maladie grave mais pas incurable, à condition de ne pas se tromper d’antidote : les luttes et la solidarité collective, et non le repli sur soi et la désignation de telle ou telle catégorie comme coupables !
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Pôle Emploi Créteil : tous les prétextes sont bons pour les radiations
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Pôle Emploi Paris : coatcheurs coatchés.
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