Manifeste contre le travail - groupe Krisis

lundi 23 janvier 2006
par  collectif rto
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I/ La domination du travail mort.

Un cadavre domine la société, le cadavre du travail. Toutes les puissances du monde se sont liguées pour défendre cette domination : le pape et la Banque mondiale, Tony Blair et Jörg Haider, les syndicats et les patrons, les écologistes d’Allemagne et les socialistes de France. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : travail, travail, travail !

Qui n’a pas désappris à penser comprend sans difficulté le caractère insensé de cette attitude. Car ce n’est pas une crise passagère que connaît la société dominée par le travail : la société se heurte à sa limite absolue. Par suite de la révolution micro-informatique, la production de richesse s’est toujours davantage décrochée de la force de travail humaine - à une échelle que seule la science-fiction aurait pu concevoir voilà quelques décennies. Personne ne peut affirmer sérieusement que ce processus puisse encore être bloqué, voire inversé. Au XXIe siècle, la vente de la marchandise-force de travail est assurée d’avoir autant de succès qu’en a eu la vente de diligences au XXe siècle. Mais, dans cette société, celui qui ne peut pas vendre sa force de travail est " superflu " et se trouve jeté à la décharge sociale.

Qui ne travaille pas, ne mange pas ! Ce principe cynique est toujours valable - et aujourd’hui plus que jamais, justement parce qu’il devient désespérément obsolète. C’est absurde : alors que le travail est devenu superflu, la société n’aura jamais autant été une société de travail. C’est au moment même où le travail meurt qu’il se révèle une puissance totalitaire qui n’admet aucun autre Dieu à ses côtés, déterminant la pensée et l’action des hommes jusque dans les pores de leur vie quotidienne et dans leur esprit. On ne recule devant aucune dépense pour maintenir artificiellement en vie l’idole Travail. Le cri délirant " De l’emploi ! " justifie qu’on aille encore plus loin dans la destruction des bases naturelles devenue depuis longtemps manifeste. Les derniers obstacles à la marchandisation complète de tous les rapports sociaux peuvent être éliminés sans soulever aucune critique, dès lors que quelques misérables " postes de travail " sont en jeu. Et le mot selon lequel il vaut mieux avoir " n’importe quel " travail plutôt que pas de travail du tout est devenu la profession de foi exigée de tous.

Plus il devient clair que la société de travail est arrivée à sa fin ultime, plus la conscience publique refoule violemment cette fin. Les méthodes de refoulement peuvent être diverses, elles ont toutes un dénominateur commun : le fait que, mondialement, le travail se révèle une fin en soi irrationnelle qui s’est elle-même rendue obsolète est transformé, avec une obstination qui rappelle celle d’un système délirant, en échec personnel ou collectif d’individus, de managers ou de " sites ". La limite objective du travail doit passer pour un problème subjectif propre aux exclus.

Alors que certains pensent que le chômage est dû à des revendications exagérées, à un manque de bonne volonté et de flexibilité, d’autres accusent " leurs " patrons et politiciens d’incapacité, de corruption, d’âpreté au gain, voire de haute trahison. Mais en définitive les uns et les autres sont d’accord avec Roman Herzog [1], l’ex-président allemand : il faudrait se serrer les coudes dans tout le pays, comme s’il s’agissait de remotiver une équipe de football ou une secte politique. Tous doivent " d’une manière ou d’une autre " mettre sérieusement la main à la pâte, même si de pâte il n’y en a plus depuis longtemps ; tous doivent s’y mettre " d’une manière ou d’une autre ", même s’il n’y a plus rien à faire (ou seulement des choses privées de sens). Ce que cache ce message peu ragoûtant ne laisse aucun doute : qui ne trouve pas grâce, malgré tout cela, aux yeux de l’idole Travail en est lui-même responsable et peut être tranquillement mis au rencard ou renvoyé.

La même loi du sacrifice humain vaut à l’échelle mondiale. Le totalitarisme économique broie sous sa roue chaque pays, l’un après l’autre, ne prouvant qu’une chose, encore et toujours : ces pays ont péché contre les " lois du marché ". Qui ne " s’adapte " pas, inconditionnellement et sans état d’âme, au cours aveugle de la concurrence totale se voit châtié par la logique de la rentabilité. Qui est prometteur aujourd’hui sera jeté demain à la casse de l’économie. Mais rien ne saurait ébranler les malades de l’économie qui nous gouvernent dans leur étrange explication du monde. Les trois quarts de la population mondiale sont déjà plus ou moins déclarés déchet social. Les " sites " s’écroulent les uns après les autres. Après les désastreux " pays en voie de développement " du Sud et après le département " Capitalisme d’État " de la société mondiale de travail à l’Est, c’est au tour des écoliers modèles de l’économie de marché en Asie du Sud-Est de disparaître dans les enfers de l’effondrement. En Europe aussi, un vent de panique sociale souffle depuis longtemps. Et pourtant, les chevaliers à la Triste Figure de la politique et du management n’en poursuivent pas moins avec acharnement leur croisade au nom de l’idole Travail.

" Chacun doit pouvoir vivre de son travail, tel est le principe. "Pouvoir vivre" est ainsi conditionné par le travail et il n’est de droit que lorsque cette condition a été remplie. " Johann Gottlieb Fichte, Fondement du droit naturel selon les principes de la doctrine de la science, 1797

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Commentaires

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Manifeste contre le travail - groupe Krisis
lundi 11 mai 2009 à 03h34 - par  PSYTEMPS

VOICI 22 ANS QUE PARAISSAIT DANS LA REVUE CETIM DU
SYNDICAT UIMM (Union des Industries Minières et Métallurgiques ), de Saint ETIENNE, DANS Le N° 100, L’EVOLUTION DES EMPLOIS DANS NOTRE SOCIETE POST-INDUSTRIELLE .
ET 20 ANS , A QUELQUES JOURS PRES ,DANS UNE DES REVUES « A PROPOS » , DE MAI OU JUIN 1989, journal d’IBM FRANCE EDITEE SPECIALEMENT POUR CE SUJET LA.
QU’EN EST-IL DEVENU DANS NOS SOCIETES ?
JE PENSE QU’UN ORGANISME LATENT EST EN SUSPEND
D’AVANT CES EPOQUES …SILENCES SUR CES ASPECTS DU SUJET.
CREER POUR ;; ; EST DEVENU CREER ;; ; POUR NOUS DIVISER
NOUS VOUS RAPPELONS LES TEXTES DE NOS AMIS LES SUIVEURS DES TEMPS DE L’EPOQUE.
QU’EN EST-IL POUR CES TEMPS ACTUELS ?
QUE SE PASSE-T-IL QUI CONFIRME –OU INFIRME SUR CES
SUJETS QUI ETAIENT TABOUS ?
…..
QUI A LES ARTICLES DU CETIM ET CELUI D’A PROPOS D’IBM ?,

voir " CARMAG"/AVONS NOUS ENCORE TOUT LE TEMPS ? air "LA CARMAGNOLE" IL Y A ENCORE 200ANS -BIS- 90 % DES GENS -BIS- S’OCCUPAIENT AUX TRAVAUX DES CHAMPS -BIS-
MAIS LA FAMINE VERS 1800 -BIS- PROVOQUA DES RAGES DE DENTS -BIS- refrain 1 : IL FAUT S’ORGANISER NE PLUS FAIRE A MOITIE PRODUIRE SUFFISAMMENT POUR QUE VIVENT LES GENS ET 200 ANS APRES PRODUCTIONS CENTUPLEES SURFACES DECUPLEES TECHNIQUES OPTIMISEES IL NE RESTE QUE 2 %D’AGRICULTEURS ET DE MANANTS ! ! -BIS- refrain 2 : PRODUCTIONS ASSUREES PAR UNE MINORITE QUI SE TRANSFORME DOUCEMENT EN QUELQUES % DE GENS TOUT S’EST MECANISE AUTOMATISE INFORMATISE DELOCALISE I VERS D’AUTRES CIEUX PLUS CLEMENTS I-BIS- RIEN NOUS A RESISTE ! TOUT EST CATALOGUE ! IL SUFFIT DE PEU DE GENS POUR TOUT FAIRE A PRESENT ! DEPUIS 30 ANS ET PLUS ON EST BIGLEUX SUREMENT, A COURIR VERS L’ARGENT FAUT PEUT-ETRE SOUFFLER, NE PAS FAIRE A MOITIE, OUBLIER QUE C’EST POUR LES GENS, QU’ON OEUVRE LE PLUS SOUVENT. N’Y A QUE LA FRATERNITE, QUI NE PASSE PAS EN PREMIER QUAND ON N’A RIEN SOUS LA DENT refrain 3 ARRETONS LA MISERE , ALORS QU’ON SAIT TOUT FAIRE -BIS- SAUF DIMINUER LE TEMPS DE TRAVAIL -BIS- QUAND ON A REUSSI, ET QUE TOUT VOUS SOURIT
PEUT-ON S’ARRETER A MOITIE,SANS VOIR A SES COTES ? -TER- (BI vocalises) SOUTENIR VEUVES ET ORPHELINS CELA PEUT VOUS SEMBLER BIEN LOIN SI DES ANNEES SONT BIEN PASSEEES ILS PEUVENT FAIRE MIEUX S’LON EUX EN 1970 DEJA 2H / JOUR ETAIENT POSSIBLE en 85 AUSSI , AVEZ-VOUS ENTENDU CE BRUIT MAIS AVEC LES DELOCALISATIONS TOUT ETAIT BON POUR CERTAINS PATRONS AVEC LEUR FLEXIBILITE FALLAIT TOUT S’Y ENGAGER ET QUAND IL NE RESTERA PLUS RIEN CE SERA ENCOR’ POUR NOTR’ BIEN EN 85 TOUJOURS LES NOUVEAUX METIERS PAYAIENT A LEUR TOUR (PLUTOT NOUS MANGER LA CHEMISE) ET PLUS IL Y A DE MACHINES CE QUI FAIT QUE MAINTENANT ON PEUT DEVENIR UN PEU FAINEANT QUAND ON A ECHOUE , FAUT-IL DESESPERER ? ET QUAND ON SAIT TOUT FAIRE , RESTER DANS SES AFFAIRES ALORS QUE TOUT SE DEGRADE NOUS RETOURNONS DANS LA MISERE NE LAISSONS PAS FAIRE EN DOUTANT DE TOUT MAINTENANT CAR L’ON SAIT F A I R E A PRESENT. POUR TOUS POUVOIR SOURIRE POUR POUVOIR TOUS SE SOURIRE IL N’Y A PAS PLUS BEAU CERTAINEMENT Q U E D E D I M I N U E R L E T E M P S D E T R A V A I L -BIS- DISCUTONS -EN DISCUTONS - EN POUR NOS GOSSES QUE FERONT-ILS ? A QUI LE PLEIN EMPLOI PROMIS ? MEMES PAS 50 % POUR CE QUI EST D’ LA PRODUCTION REGARDER LES COURBES QU’ILS DONNENT LE MONDE EST TROP PETIT POUR QUE L’ON OUBLIE LE TEMPS PRESENT Y EN A TROP QUI SE CREVENT AU TRAVAIL OU SANS RIEN FAIRE SANS AVOIR LE TEMPS DE SE PLAIRE
MUTUELLEMENT JE L’ENTENDS DES BEBES JUSQU’AUX MOURANTS NOUS NE SOMMES BONS QU’A ETRE TONDUS A VOUS DE NOUS DIRE CE QUE L’ON DOIT FAIRE QUAND ON REGARDE QUELQUES NOUVELLES A NOUS DIRE GENTIMENT CE QU’Y EST DE TROP (OU PAS ASSEZ ?) DANS notr’ TEMPS PRESENT A VOUS DE ’ LE CHANTER MAINTENANT ............………. ?????????????? ET LES DOULEURS D’ANTAN A NOS SANTES DES MAINTENANT ET A BIENTOT NOUS RENCONTRANT CHANTANTS,DANSANTS, MUSICIENS ET MANANTS NOUS AIDANTS MUTUELLEMENT A EMBELLIR NOT’TEMPS PRESENT NE LAISSONS PLUS PASSER LE TEMPS DANSONS LA CARMAGNOLE VIVE LE TEMPS , VIVE LE TEMPS DES ENFANTS .... Bernard Bianca et les autres pour le 14 2 1998 LES GROUPES $ALADIN ET MANUELS VOUS AUTORISENT A MIEUX FAIRE SANS DROITS D’AUTEURS ET A NOUS LE FAIRE CONNAITRE ) POUR APPRECIER DANS LA JOIE RETROUVEE AMICALEMENT ET A TOUJOURS G U S -