Nous ne voulons rien... (Collectifs Zero à la manif. des chômeurs !)

mardi 5 décembre 2006
par  collectif rto
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Commentaires

Nous ne voulons rien... (Collectifs Zero à la manif. des chômeurs !)
jeudi 14 décembre 2006 à 15h59

Martin HIRSCH :

« J’ai fait un rêve ! Des travailleurs sans salaires sans feuille de paie,
qui travailleraient pour 300 euros 5 jours par semaines. Ils seraient
hébergés dans des « workhouses » hommes et femmes séparés. Il conviendrait
de les tenir à l’écart de leur environnement de vie et de les priver de
leurs droits sociaux pour les contraindre à travailler. »

http://www.passerellesud.org/articl...

Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, est venu conclure cette journée. :

de sa croyance : "ce qui est possible à petite échelle dans les communautés
d’Emmaüs est possible à réaliser à l’échelle de la Société"

http://aucafedelavie.free.fr/spip/a...

Compte rendu des débats du 16 mai

Jacques Radier, invité par l’Action Catholique, déclare d’emblée que son
témoignage n’engage que lui. Il se présente comme salarié responsable depuis
2 ans à Frontignan après 13 ans à Montpellier.

Une communauté d’Emmaüs, qu’est ce ?

Créés par l’Abbé Pierre, il y en a 116 en France, de 7 à 150 compagnons
chacune, 20 à 30 en général, 50 à 60 à Montpellier. Les communautés ne sont
qu’une branche d’Emmaüs : il y a aussi SOS famille, Solidarité et Insertion,
Action sociale et Logements ( HLM à Paris ). Une communauté est un lieu d’accueil
et d’hébergement avec une dimension essentielle : le travail. Personne ne
reçoit le RMI, personne ne tend la main : ils travaillent et sont déclarés à
l’URSAFF : pas d’assistanat ! Ils n’ont pas de contrat de travail, pas de
fiche de salaire mais ont un statut de travailleur solidaire comme les
moines. Ils ont une reconnaissance officielle nationale ( SS, CMU, Carte
vitale ). Ils sont nourris, éclairés, blanchis et reçoivent 300€ d’argent de
poche par mois. Ils travaillent 5 jours par semaine et ont droit à 2 jours ½
de congé par mois.

http://209.85.135.104/search?q=cache:iI-Z1AbtRg8J:www.charente.com/article.php%3Fid_sequence%3D5%26id_article%3D79281+les+communaut%C3%A9s+d%27Emmaus+conditions+travail+compagnons+RMI&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=6&lr=lang_fr&client=firefox-a

« Dans cette résidence sociale, nous devrons accueillir des personnes de la
région qui ont un projet d’intégration ou d’insertion », explique Bernard
Lessaffre, l’un des deux responsables de la communauté d’Angoulême. Or,
Emmaüs accueille par principe des personnes extérieures à la région, souvent
sans aucun projet. « Ceux qui frappent à notre porte viennent le plus souvent
pour se reconstruire. C’est toujours plus difficile quand elles sont proches
de leur environnement de vie », explique Bernard Lessaffre. Là, ce ne serait
pas le cas. Autre divergence d’approche. Quand un compagnon est intégré dans
une communauté, il doit abandonner ses droits au RMI. « Chez nous, on gagne
sa vie par son travail

01.12.2006

Emmaüs veut créer une résidence sociale

Pascal HUORD
La communauté d’Emmaüs envisage de créer une résidence sociale dans ses murs
de La Couronne. Un projet sur lequel travaille l’association depuis déjà
plusieurs années.
Une telle résidence, qui n’existe pas en Charente, permet de favoriser
l’insertion de personnes en difficulté en utilisant le logement comme l’un
des facteurs d’insertion. La résidence devenant en quelque sorte un sas
intermédiaire pour son bénéficiaire. L’intérêt pour Emmaüs est de bénéficier
d’aides importantes pour réhabiliter une partie de l’ancienne usine
papetière qu’elle a acquise il y a vingt ans.
Car malgré les efforts menés par la communauté, beaucoup de travaux restent
à faire. Dans le bâtiment principal en forme de U, seule une des deux ailes
a été refaite par les compagnons eux-mêmes ainsi que l’actuelle salle de
restauration située au rez-de-chaussée de l’autre aile. Emmaüs peut
accueillir jusqu’à vingt-huit personnes et dispose également d’une chambre
pour héberger les personnes envoyées par la veille sociale.
Une philosophie
face à des obligations
La seconde aile du bâtiment, totalement dans son jus, doit être entièrement
réhabilitée. D’où l’idée d’une résidence sociale. En fait, Emmaüs cède le
bâtiment à l’office départemental des HLM qui se charge de le rénover pour y
créer onze nouvelles chambres. Coût du projet : 284.000€. La gestion sociale
de ces chambres sera ensuite confiée à Emmaüs qui paiera un loyer.
Voilà pour le montage. Sauf qu’un tel statut, s’il facilite les aides
financières, entraîne un certain nombre d’obligations pour la communauté,
notamment vis-à-vis de la Direction de l’action sanitaire et sociale qui
accordera ou non son agrément sur ce projet. « Dans cette résidence sociale,
nous devrons accueillir des personnes de la région qui ont un projet
d’intégration ou d’insertion », explique Bernard Lessaffre, l’un des deux
responsables de la communauté d’Angoulême. Or, Emmaüs accueille par principe
des personnes extérieures à la région, souvent sans aucun projet. « Ceux qui
frappent à notre porte viennent le plus souvent pour se reconstruire. C’est
toujours plus difficile quand elles sont proches de leur environnement de
vie », explique Bernard Lessaffre. Là, ce ne serait pas le cas. Autre
divergence d’approche. Quand un compagnon est intégré dans une communauté,
il doit abandonner ses droits au RMI. « Chez nous, on gagne sa vie par son
travail. C’est un principe », souligne le responsable de la communauté. La
logique des résidences sociales est différente. Le logement fait partie du
parcours d’insertion.
De même, la communauté ne peut pas accueillir de femmes et l’alcool y est
totalement prohibé. En clair, si la communauté est prête à participer dans
une logique de partenariat avec d’autres institutions sociales, elle veut
malgré tout maintenir sa philosophie. « Je nous vois mal accepter de faire
deux poids deux mesures », indique Bernard Lessaffre.
En fait, les deux points de vue ont besoin de se retrouver. « Nous y sommes
prêts, et c’est même souhaitable », explique Bernard Lesaffre, conscient que
sa communauté peut travailler plus et mieux avec les services sociaux de
l’agglomération et du département.
Mais Gisèle Thomes, la directrice de la Ddass, est plus prudente et ne donne
pas de date. « Emmaüs a effectivement sa propre démarche qui est parfaitement
respectable et nous manquons d’une telle résidence en Charente »,
explique-t-elle en préambule. « Mais nous avons besoin d’avoir un projet
d’accompagnement social qui puisse être accessible à tout public »,
ajoute-t-elle. Le projet social ne peut donc être celui exclusivement
d’Emmaüs, mais les deux projets pourraient cohabiter. C’est tout l’enjeu des
prochaines rencontres.
D’autant, que lorsque cette résidence sociale sera faite, la communauté
envisage de refaire son aile actuelle, mais cette fois-ci avec Emmaüs
France. Actuellement, vingt-deux compagnons sont logés dans des conditions
qui restent assez spartiates avec un seul bloc sanitaire commun qui fait
plus penser à un internat des années 50. « C’est propre, bien tenu mais nous
souhaitons apporter un peu plus de confort avec des chambres équipées de
lavabos et créer trois blocs sanitaires qui permettront de couper ce très
long couloir et d’améliorer les conditions acoustiques », explique Bernard
Lessafre.
Le projet ramènerait le nombre de chambres à vingt-deux. A terme, la
communauté hébergerait trente-trois personnes.

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