PRENONS NOS AFFAIRES EN MAIN
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PRENONS NOS AFFAIRES EN MAIN !!!
PARIS ET LILLE ont montés des collectifs de RESISTANCE AU TRAVAIL OBLIGATOIRE
LA ROCHELLE propose de mettre en place un collectif RTO qui faute de locaux se réunira tous les mercredi à 15 heures devant la CAF de LA ROCHELLE, 4 bis avenue du général LECLERC, afin de décider collectivement des actions à mettre en place en fonctions des demandes et des besoins des personnes présentes.
Accompagnements collectifs sur des démarches, informations sur nos droits, informations du public sur les conditions de survie qui nous sont faites… Nos actions se feront sur le mode de l’action directe, sans intermédiaires, car nous avons décidé de prendre nos affaires en main !!! Pour donner une idée du fonctionnement des collectifs RTO voila le tract d’appel du collectif RTO de PARIS
Depuis quelques mois, un collectif se réunit chaque Jeudi : Résistance au Travail Obligatoire :
Des chômeurs longue durée, des qui n’ont jamais goûté aux joies du salariat, des étudiants qui craignent de devoir y goûter bientôt, des cuisiniers, des chauffeurs livreurs, des retraités, ont choisi de consacrer du temps chaque semaine à chercher comment résister aux boulots de merde, aux pressions des travailleurs sociaux, à l’isolement, aux radiations...
Résister, c’est créer : et au fil des occupations nous avons la prétention d’avoir beaucoup crée : nos occupations ne sont pas symboliques : on n’occupe pas pour occuper, mais pour faire peur aux patrons ou à leurs exécutants, alors on hurle, on utilise le mégaphone en intérieur, on tape du poing sur la table.
Mais on n’occupe pas juste pour se défouler, alors on fouille les placards, on photocopie les conventions adecco, mairie de paris, on enregistre nos discussions parce qu’une fois qu’on a bien hurlé, on apprend à poser les bonnes questions.
On n’occupe pas pour perdre du temps mais pour leur faire perdre le leur : et les directeurs de cabinet des élus, les directeurs des ressources humaines de la poste, les PDG de boites de consultants se voient obligés de sauter dans un taxi pour venir répondre à nos questions.
On n’occupe pas juste pour discuter avec les décideurs qui n’ont pas grand chose à nous apporter mais pour rencontrer d’autres précaires : alors on se balade avec nos tracts et notre bla- bla devant les caf, les forums formation, les assedic. On rencontre des bonnes femmes énervées par le prix des clopes, des rmistes qui n’ont jamais bossé, des polonais qui voudraient arrêter, des travailleurs sociaux fatigués. On s’est rencontrés sur les assises de l’insertion mais notre calendrier n’est pas le leur, ni celui de la CGT, les actions se font à notre rythme, on en à besoin tout le temps et pas seulement quand ils décident une nouvelle saloperie.
La presse nous ignore et condescend parfois à citer AC ! dont nombre de militants participent à nos actions. Mais des chômeurs de l’Orne nous écrivent et ça vaut bien Libé.. Qu’est ce qu’on y gagne : Beaucoup de bons moments et, du contrôle social en moins parce qu’un précaire qui ramène vingt accompagnateurs quand son conseiller ANPE ou son travailleur social le fait chier, a de grandes chances qu’on lui foute la paix quelques temps, même en cette période de pressions accrues. Du savoir aussi, mine de rien, en quelques mois, on est devenus imbattables, sur l’insertion et ses vautours, les moyens de résister légalement pour les rmistes, ou comment gratter un maximum de miettes
"En France la loi prévoit que le parent accompagnant d’un enfant lourdement handicapé quitte son emploi ou en soit dégagé pour que son enfant puisse bénéficier de l’AES 6e catégorie permettant à ce parent d’assurer les soins et l’éducation de cette enfant. Or au décès de l’enfant l’allocation est immédiatement interrompue laissant le parent aidant dans une complète misère matérielle et humaine. Pas de droit sociaux pas d’allocation chômage pas de droit sécu pas de possibilité de reconversion professionnelle, un complet déni du travail accompli. Ce travail invisible, source de richesse non pris en compte dans les PIB des états est en général fourni par les femmes .....Violence contre les personnes handicapées et violence institutionnalisée contre les femmes
Je viens de prendre soin de mon enfant qui est décédée à l’age de 11 ans. J’ai été contrainte, me trouvant sans aucune ressource ni droit sociaux après le décès de mon enfant de reprendre une activité d’aide soignante alors que j’étais dans un état de désespoir qui ne me permettait absolument pas de travailler. 6 mois plus tard j’étais en arrêt maladie .A ce jour comme je n’ai aucune reconnaissance de mon travail auprès de mon enfant, je n’ai plus droit aux indemnités journalières alors que je suis toujours en arrêt maladie. J’ai donc demandé le RMI. Et comble de cynisme Il me faut tenir 4 mois avec 110,15 euros : (MAI 00, JUIN, JUILLET et AOUT 110,15 euros) car les indemnités journalières qui m’ont été payés ces trois derniers mois (Février 633,69euros, Mars 657,16euros, Avril 445,93 euros) ne sont pas neutralisées car ce sont pas des droits ASSEDIC.
J’ai commencé depuis Samedi une grève la faim qui va se poursuivre tant que le montant de mon RMI ne me sera pas accordé intégralement. Je revendique la possibilité de me soigner dignement, de faire un bilan de compétences et de pouvoir choisir mon insertion dans le cadre du RMI.
Quelles compétences concernant le RMI ont été transféré à la CAF par le conseil général ? Pour quel budget ?
Comment est composée la commission qui statue sur l’ouverture des droits RMI ? Quelles sont ses compétences ? Sur quels textes s’appuie t elle pour statuer sur la neutralisation des ressources ?
Nous exigeons de prendre connaissance et de nous faire interpréter ces textes par une personne compétente. Nous exigeons le fait que les droits soient justifiés en s’appuyant sur des critères légaux, avec textes et références explicites.
Qui défend le dossier des allocataires lors de l’examen du dossier d’ouverture de droit et de demande de neutralisation par la commission, sachant que la commission de recours auquel peut faire appel l’allocataire en cas de contestation de la décision ne peut intervenir qu’en aval laissant les personnes dans la détresse du fait du caractère vital des ressources que représente le RMI ?
Nous exigeons d’être présent et accompagnés lors de cette commission. Nous exigeons que les droits appliqués ne puissent être effectivement inférieur au Revenu Minimum déjà criminel !!!


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