Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot

jeudi 12 juillet 2007
par  collectif rto
popularité : 4%

Réferents RMI, assistantes sociales de quartier ou de la CAF, vous aviez choisi ce boulot parce que bêtement vous vouliez aider les gens.

Pourtant, depuis un sacré bout de temps, lorsque votre usager ferme la porte du bureau, vous avez comme un sale gout dans la bouche

.

Pour être franc, vous avez comme l’impression que vous ne l’aidez pas tellement. Lui trouver un logement ? Impossible.

Empêcher son expulsion pour une dette de loyer ? Une demande de FSL est en cours, mais la prochaine commission est dans deux mois...

Débloquer un peu de fric pour finir le mois ? le budget est épuisé, à part deux bons alimentaires qui trâinaient et un dossier à remplir pour le vestiaire d’Emmaus...

Bon, vous essayez de vous réconforter en pensant aux boulots que vous avez permis de décrocher ?

Un CDD de deux mois au Monoprix du coin, grâce au plan d’insertion élaboré par le Medef et la mairie, un emploi aidé , sans oublier bien sûr les temps partiels de douze heures au Smic horaire à la régie de quartier.

Le problème, et ce que vous n’avez pas oser dire aux usagers, c’est que vous avez calculé leur revenu futur, ils vont gagner à peine cent euros de plus qu’au chômage

Ce qui vous ennuie aussi, ce sont tous ces dossiers à remplir pour informer la mairie, l’aide sociale à l’enfance de la vie de votre usager.

Ce qui vous ennuie encore plus, c’est que vous ne comptez plus les usagers qui vous ont traité d’incapable, de collabo, et ceux peut-être encore plus décourageants qui vous disent oui pendant une heure, signent sans broncher n’importe quel contrat d’insertion et dont vous avez la désagréable impression qu’ils vous emmerdent en silence.

Mais que faire ? La grève ? Vous l’avez déjà faite l’année dernière mais non seulement la direction s’en foutait, mais en plus les usagers ont failli vous lyncher pour les rendez-vous manqués.

Heureusement vos usagers pensent à vous, vous aiment et vous comprennent. Nous autres Rmistes et autres , ne pouvons pas faire grève pour résister aux contrôles et aux pressions, ni pour augmenter notre revenu. Nous avons donc élaboré quelques autres moyens de lutte que nous vous révélons ici, mélange d’astuce et de solidarité.

A vous de jouer !!!!

- la grève du zèle  : il s’agit d’appliquer à la lettre les possibilités offertes par la loi et le contenu de votre contrat de travail. Pour vos supérieurs, cela peut vite devenir désastreux.

Exemple : il existe dans chaque conseil Général, des accords collectifs, qui consistent à réserver à certains usagers des logements sociaux. Il faut constituer un dossier que vous transmettez ensuite à une commission. Théoriquement ces accors peuvent concerner beaucoup de monde, mais vu le petit nombre de logements que les bailleurs et les mairies consentent à mettre sur le marché, on vous demande plus ou moins officieusement de limiter le nombre de demandes. Oh là, là mais c^’est très arbitraire tout ça. Donc soyez neutres, et faites systématiquement les dossiers. Vous obligerez ainsi les représentants des bailleurs et les élus à passer des heures et des heures en commission . Bien sûr vous aurez informé vos usagers de QUI siège dans ces commissions et QUI refuse les logements.

Exemple 2 : ce n’est pas vous qui déterminez les budgets du fonds solidarité logement, des aides financières d’urgence, du fonds EDF. Pourquoi ce serait à vous de gérer la pénurie ? Au contraire informez systématiquement les usagers de leur droit, faites leur remplir des demandes, encore et tout le temps.

- n’assumez que vos responsabilités propres  : vous les trois quarts du temps, vous ne faites que remplir les dossiers. Ensuite, c’est une commission ou vos supérieurs qui prennent la décision. Résultat, quand celle-ci est injuste ou inadaptée, qui prend tout en pleine poire ? Vous. Perdez vos mauvais réflexes : appelez systématiquement votre direction dès qu’un usager est mécontent, et passez lui au téléphone, ou mieux emmenez le dans le bureau de votre supérieur.

-  vous n’êtes pas un bureau de placement, vous êtes un travailleur social : de plus en plus, on vous bassine en réunion avec l’insertion professionelle. Tous les mois, on vous présente tel ou tel stage bidon que vous êtes censé conseiller à vos usagers, tel ou tel type de contrats aidés à placer. Mais vos usagers Rmistes sont en mauvaise santé, ont des problèmes de logement, de formation et franchement vous vous trouvez un peu à côté de la plaque avec stages de remobilisation dont la seule brochure de présentation a suffi à vous donner le bourdon, alors vous n’imaginez même pas le résultat du stage lui-même sur l’usager.

Mais au fait la loi sur le RMI prévoit que l’allocataire peut signer uniquement sur l’insertion sociale ? Eh bien proposez à tous vos allocataires des contrats sur ce thème et défendez la reconduction tant que la situation sociale ne s’est pas arrangée. C’est la loi, non ?

-  personne ne voit ce que vous faites dans votre bureau : franchement, convoquer des allocataires pour leur répéter les discours de l’institution àa vous fait autant chier qu’eux ? Eh bien si vous êtes obligé de les convoquer , vous n’êtes pas obligé de les harcelez. Et si au lieu de leur poser sans arrêt les mêmes questions ( alors, qu’est ce qu’on a fait ce mois ci pour trouver du boulot ), vous en profitiez pour les informer de leurs droits ? Sachez-le , l’ambiance est telle, que la plupart d’entre nous n’osent plus rien demander à moins d’une urgence vitale de peur dêtre catalogués comme assistés.

- prenez vos responsabilités : ils veulent vous forcer à contrôler , c’est à vous qu’on demande de signaler l’absent à la convocation ?Franchement qu’est ce qui est le plus grave, mentir et déclarer la personne présente, ou la priver de revenu alors que savez très bien qu’elle est déjà dans la merde et qu’en plus vous n’aviez pas tant de choses que ça à lui proposer pour s’en sortir ?

-  brisez le silence  : oui d’accord, il y a le secret professionnel. Mais enfin, personne , pas même votre inquisitrice de directrice ne pourra soupçonner que derrière " super référent " qui témoigne de ce qui se passe dans tel ou tel service sur notre site , ou " sauveur des assistés " qui envoie plein de conseils sur un forum de chômeurs", se cache Monsieur Boudu, référent parmi d’autres au CCAS du coin.

Oui, mais si je suis tout seul à faire ça, ça ne changera rien pour les usagers ?

Ca changera déjà les choses pour vous, qui ne serez plus tout à fait un petit maillon de la grande chaîne à précariser. Vous verrez aussi que vos usagers ne sont pas ces monstres agressifs et quémandeurs qui vous mettent tout sur le dos mais la plupart du temps des gens dont les problèmes ne sont pas très éloignés des vôtres.

Et puis êtes vous vraiment sûr d’être tous seuls ? Et si vous étiez nombreux à faire les mêmes constats et que ce qui vous manquait c’était les perspectives d’action ?


Commentaires

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Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
mardi 10 mai 2011 à 14h01 - par  yas

Ohhhhhhhhhhhh oui il en existe des aides, et si les travailleurs sociaux avaient la même formation que moi (j’ai un DEFA mais personne n’a voulu me recruter pour ce que je sais faire, soit disant que je coute trop cher pour qu’une collectivité me recrute... Donc je travaille pour une boite qui soutraite une partie des services sociaux de grands groupes de caisses de retraite...)
Il existe des aides pour presque tout ! il suffit d’aller chercher le bon dossier auprès du bon financeur. Les AS et les travailleurs sociaux parlent tous de "co-financement social" mais ils ne vont jamais plus loin que demander une aide au conseil général... les aides existent dans les ccas, les écoles, les collèges, les lycées, les CAF, les communautés de communes ou d’agglomération, les conseils généraux, les conseils régionaux, les consulats parfois, les caisses de retraites , la CARSAT, les assurances prévoyance, les CE pour ceux qui ont la chance de travailler, les associations locales(tous petits budgets), l’UNION EUROPEENNE...
Ce n’est pas du zèle que les travailleurs sociaux doivent faire, c’est leur boulot, demander à être formés aux dispositifs et les appliquer, c’est tout !!! On ne leur apprend pas l’empathie et ils se permettent parfois de juger les gens comme le font les connards qui veulent changer les lois sur les aident sociales.
Personnellement je paye des impots et je cotise comme n’importe quelle salariée. Je n’ai droit à aucune aide ou assistance et je suis heureuse qu’une partie de mes cotisations soit reversées pour assister les personnes qui en ont besoin.
Où est la solidarité ? Au lieu de vouloir compter les 3 centimes de notre voisin ont ferai mieux de partager les richesses...
Ouvrez les yeux le chacun pour soi ne vous mènera nul part l’union fait la force et la solidarité est son carburant !!!

Site web : connaitre les aides
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Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
lundi 16 février 2009 à 01h43 - par  ff

Merci pour les propositions que vous faites.

Pour ma part, j’en applique déjà et depuis toujours certaines d’entre elles. Je vais de ce pas me les copier pour voir comment les appliquer toutes et surtout, car c’est de cela qu’il manque, entamer sur cette base un dialogue avec mes collègues.

Car il s’agit pour nous de redéfinir nos pratiques et redéfinir les fondamentaux de notre profession qui peu à peu, à force de dérives et de lois maintenant de plus en plus sécuritaires ont volé en éclat.

Cette liste a le mérite de proposer un inventaire de propositons et de le continuer de par notre pratique quotidienne.

Je ne comprends pas bien les réactions de rejet de certain-e-s commentateurs/trices.
Je comprends toutefois que la remise en question peut s’avérer difficile pour chacun-e de nous. Mais elle est nécessaire et encore plus aujourd’hui vu le contexte social, économique et politique dans lequel nous sommes.

Il est vrai que nous devons prendre nos responsabilités.

Nous avons le pouvoir de critiquer une politique sociale, un dispositif, une pratique même si elle nous est imposée.
C’est même un devoir comme de rendre compte des difficultés, des besoins et des demandes des gens.

Si nous ne le faisons pas, nous courrons nous même à notre perte et sommes progressivement remplacé-e-s par d’autres métiers plus malléables et plus adaptés aux taches qui nous sont de plus en plus demandées.

En plus d’en avoir le devoir de part notre fonction et nos compétences, nous en avons aussi et encore les moyens. Je parle du code de déontologie, de la loi sur le secret professionnel qui subsiste encore et des pratiques professionnelles que nous apprenons en formation.

Alors, oui relever ce défi nous permet à plus ou moins long terme de conserver nos emploi de travailleurs sociaux. En ce sens je remercie le collectif RTO pour cette préoccupation qui devrait nous être à tous et toutes communes si tant est que nous existions pour aider les gens, ce pourquoi je suis la et je fais ce métier là.

Le combat pour maintenir ou plutôt (re-) trouver une certaine qualité dans le travail social est un combat qui ne regarde pas que les travailleurs sociaux qui accomplissent ne l’oublions pas une mission de service public.

C’est un combat qui devrait concerner l’ensemble des citoyen-ne-s pour qui nous sommes censés travailler.

Le collectif RTO l’a bien compris cela puisque Alors même que sur ce site "à chaque fois que des travailleurs sociaux sont en lutte, on reprend leurs textes".

Alors, je pense que nous devrions être tous solidaires les uns des autres et plutôt que d’invectiver celui qui vous montre la voie, faire preuve de coourage pour revisiter nos pratiques et pourquoi pas le faire avec les citoyens, c’est ce que le Comité de Résistance Social va proposer très bientôt à travers un article que je vous transmettrai dès qu’il sera finalisé.

A bientôt.
Notre combat est un combat citoyen. En ce sens il nous est commun même si nos situations sociales peuvent être différentes à moment donné et nos intérêts peuvent su certains points partiellement diverger, nous sommes tous et toutes fait-e-s du même bois.

ff, assistant de service social
animateur du Comité de Résistance du Social

Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
jeudi 6 septembre 2007 à 18h54

Attention à
"brisez le silence : oui d’accord, il y a le secret professionnel. Mais enfin, personne , pas même votre inquisitrice de directrice ne pourra soupçonner que derrière " super référent " qui témoigne de ce qui se passe dans tel ou tel service sur notre site , ou " sauveur des assistés " qui envoie plein de conseils sur un forum de chômeurs", se cache Monsieur Boudu, référent parmi d’autres au CCAS du coin.

je crois savoir que tout mail posté sur le net est "traçable" et permet de remonter, sinon à l’utilisateur, en tous cas à l’ordinateur duquel il est envoyé...

Logo de Nora
lundi 31 janvier 2011 à 11h05 - par  Nora

Bonjour à toutes et à tous,
Je viens d’intégrer le RSA, après 5 ans d’ASS avec des jobs saisonniers agricoles et après près d’un an d’usine à 3 Km à vélo de nuit comme de jour, j’arrive au terme de l’ARE. Je ne sentais pas du tout le RSA, sans vraiment savoir pourquoi, mais je suis sidérée de découvrir son réel fonctionnement...
Pour dire vrai, ce que je trouve plus inquiétant encore, c’est de chercher l’anonymat pour pouvoir s’exprimer !...
D’un côté ou de l’autre de la tranchée, le constat est terrifiant : interdiction pour les mécontents, curieux ou désireux d’échanger, de tout simplement s’exprimer.
Quelqu’un peut-il me dire comment s’appelle ce genre de régime politique, car j’ai plus peur que peur de me tromper ?!...

Merci beaucoup
Nora

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mardi 16 novembre 2010 à 12h23 - par  undeplus...

Les ordinateurs publiques existent,comme dans les cyber cafés...

vendredi 30 avril 2010 à 07h13

il existe d’excellents cybercafés non ????

Logo de FOkeur
mercredi 9 avril 2008 à 08h26 - par  FOkeur

Il suffit de se prémunir à l’aide de diverses astuces, pour s’ "anonymiser".... en clair devenir un fantôme sur la toile. Je vous écris de Chine alors que je n’y ai jamais mis les pieds...

Site web : Chine for ever
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Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
lundi 6 août 2007 à 05h46 - par  laurent barbier

Votre mission essentielle est la protection de l’enfance : outreau. Voilà là où vous devriez être.
Or vous passez un temps infini et inutile sur les dossiers d’endettement et d’expulsion. Mais vous n’êtes pas formés pour cela. Donc vous souffrez et faites souffrir les autres.
On ne peut pas appeler "social" le dossier économique d’une famille qu’on a laissé pourrir jusqu’à l’extrême. Le système n’est pas adapté pour traiter ces cas. Vous n’êtes pas les interlocuteurs (trices) capables de faire avancer les choses dans le bon sens.
Ce n’est pas parce que le dispositif social est insuffisant qu’il n’y a pas de solutions. Il y a des solutions. Mais il faut avoir des connaissances approfondies en droit et en gestion des entreprises que l’on ne vous donne pas.
Si vous voulez amoindrir votre souffrance, exigez d’avoir, à vos côtés et à votre place des travailleurs économiques ; qui gèrent les problèmes économiques, et vous laissent la santé, l’alimentation, l’inceste, la pédophilie, etc...
laurent barbier
barbiercolmar@gmail.com

Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
mardi 24 juillet 2007 à 23h12

Grève du zèle...résistance...il est important de rappeller les moyens d’actions existants et/ou qui sont utilisés.
Dans toute société, chacun peut avoir à un moment besoin d’aide, c’est cela qui amène surement une personne à devenir travailleur social. Mais effectivement dans un société telle que nous la vivons, l’aide apportée tourne souvent au contrôle social car le travailleur social, pris dans un rapport de hiérarchie (et ce boulot lui permet de gagner un peu sa vie) est bien obligé de suivre plus ou moins les directives, les ordres, les consignes... !
Aujourd’hui, résister est difficile, le collectif ne signifie pas ou peu de chose pour beaucoup et résister individuellement est épuisant.
Il faut que tous (si minoritaires que nous soyons), nous tous et toutes, travailleurs sociaux, chomeurs, agents de l’Etat (anpe...), formateurs créons des liens, des réseaux pour lutter !
Je peux dire que tout de même certains sont conscients de ce qu’ils vivent dans leur boulot et de ce que vievent ceux et celles qui viennent les trouver.

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Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
samedi 21 juillet 2007 à 18h24 - par  Hastur

Magnifique

Il est sur que vouloir motiver des personnes avec comme point de départ qu’elles font un travail qui ne sert a rien va surement trouver un écho favorable...

laissez moi rire...que savait vous de la souffrance des ces personnes, pensez vous réellement que cela les réjouit de faire un boulot difficile, ingrat et tjrs dénigrée...pourquoi s’en prendre aux personnes qui ne sont pas responsable de cet etat de fait, mais simplement les éxécutants de politiques sociales décidés en haut lieu...

Je ne voudrais en rien minimiser la souffrance des personnes en situation de précarité (quel euphémisme), mais taper sur les personnes qui sont les plus sincérement engagés dans leur travail ne sert à rien...quand aux conseils prodigués ci dessus, en quoi consistuent ils une nouveauté ? de nombreux travailleurs sociaux les appliquent au quotidien, ils sont loin de constitués la majorité, mais ils sont nombreux...En lieu et place de manifeste telle que celui ci, il serait peut etre plus utile de constituer des groupes sociaux rassemblant les personnes démunis afin d’organiser et de donner de la force à leur opinions...vous savez, la vieille histoire de la contestation collective...

a bon entendeur, salut !

ps : je ne suis pas asssistante sociale bien qu’étant travailleur social...

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samedi 10 octobre 2009 à 01h34 - par  Fée minine

Merci de souligner le mal qui nous ronge de l’intérieur et qui permet de diviser pour mieux régner.

Il existe des personnes et ça malheureusement,ou heureusement( oui oui oui), depuis toujours et sur tous les continents, qui n’ont pas le même langage.
on nous parle de socle commun alors que des enfants, rentrent encore et de plus en plus, en 6ème n’ayant pas acquis la lecture ni la compréhension de ce qu’ils lisent.
Non ?
Pourquoi se servir toujours de cette arme dédaigneuse qu’est cette culture bourgeoise ( totalement d’accord avec vous)pour les empêcher de parler, uniquement parce qu’elles font trop de fautes, ou tout simplement tellement emportées par leurs idées qu’elles s’embalent .. Nous sommes les citoyens du monde, et nous devons tous construire ou plutôt continuer à construire la société d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Nous vivons tous, chacun à nos niveaux la société avec us et coutumes à laquelle il faudrait mettre en "tâches plannifiées" une mise à jour quotidienne tellement le monde change rapidement mais.........
Malheureusement ce monde tourne plus vite que ses administrations.......
J’ai peut-être encore toute la fougue de la novice , mais j’ai encore envie de croire qu’il y a une place pour chacun d’entre nous. La vie professionnelle offre une multiplicité de possibilités, nous sommes tous complémentaires. Nous ne pouvons vivre les uns sans les autres.

J’espère ne pas être trop .............
En tout cas ce site est vraiment un lieu d’échange et une source impressionnante d’ouverture alors félicitations et que ça dure !!!!!!

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lundi 29 décembre 2008 à 19h41 - par  MARIE

franchement je trouve que vous avez tout a fait reson moi par exemple je me suis fait liscencier et quand je suit partis m’inscrire aux assedic surprise apparament j’avais eu un trop percu en 2003 resultat pas d’assedic du tout jusqua maintenant avec un enfant a charge et vivant seul donc panniquer je vais voir une assistante social qui ma gentiment repondu q’uelle pouvait rien faire q’il fallait que j’aille m’inscrire au rmi que je n’est evidament pas e droit car on depasse toujour les plafon api non plus je n’y est pas le droit plafond oblige apres avoir perdu 3mois elle a enfait fait la demande d’aide d’urgence que je demandai depuis septembre il vienne juste de me donner cette aide exeptionelle de 150e donc tout sa pour sa par se qua force de perdre du temp por demander cette aide je vous laisse imaginer laes consequance loyer en retard huissier ext¨... DONC C PAUVREPETITE ASSISTANTE SOCIAL QUI SON EN VACANCE TOUT LES QUATRE MATIN ON VA LES PLEINDRE

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jeudi 22 mai 2008 à 00h07 - par  Krops

C’est amusant j’ai remarqué un renouveau réactionnaire sur le français touchant d’ailleurs tous les milieux. Il existe même, comble de la stupidité humain une espèce de charte contre les fautes qui tourne sur internet (sous la forme d’une bannière bannissant le langage sms).

Argument de droite : le français, nos racines, la bonne compréhension etc. etc.

Argument de gauche : 1984, la novlangue etc.

Reste que ceux qui ont lutté au cours des siècles et obtenu des résultats étaient rarement des agrégés de français.

Bien sur ce manque de culture bourgeoise, chez nous la populace inculte, à permis à plusieurs idéologies de récolter de franc succès en étalant leurs sciences, communisme, fascisme etc., impressionnant et manipulant ainsi les lambdas que nous sommes. Mais ce n’est pas due au manque de culture, mais plutôt du au sentiment d’infériorité inhérent à ceux qui ne disposent pas de cette culture et dont on répète à longueur de journée qu’ils sont des incapables.On ne nous laisse qu’une culture au rabais, même les cocos s’amusaient à instruire leur ouailles, mais uniquement dans leur sens idéologico-religieux.

Reste que le principal est la conscience que quelque chose ne va pas et que s’opposer passe, certes par les textes, mais avant tous par d’autres méthodes qui ne demandent pas forcement une maitrise de français.

mercredi 21 mai 2008 à 23h21

quand je vois la façon dont vous écrivez et les nombreuses fautes d’orthographe de votre texte,

je comprends mieux pourquoi on a tant de difficultés à se faire entendre par les diverses administrations

(surtout la caf) et leurs innombrables bourdes.

lundi 23 juillet 2007 à 12h13 - par  collectif rto

Bonjour,

je pense que la distinction entre les travailleurs sociaux des services d’Etat ou des collectivités territoriales et ceux des associations ne tient pas la route à l’heure actuelle.

En effet la plupart des associations , par exemple celle chargées du suivi des Rmistes n’ont en réalité aucune autonomie : leurs subventions et l’embauche de salariés sont suspendues au bon vouloir des collectivités qui, bien évidemment ne les accordent que si l’action de l’assoc est en accord avec leur politique.

Pour moi, confier la gestion de pans entiers du social à des associations, c’est aussi profiter de la bonne image des assocs pour privatiser le social.

En tout cas, je pense que les travaileurs sociaux des services publics sont moins menacés lorsqu’ils résistent, la plupart ayant un contrat de travail plus protecteur.

L’action collective, je suis en plein dedans, cela dit il faut bien aussi se battre au quotidien et quand on est Rmiste, la confrontation avec le référent qui applique les directives est regrettable mais souvent inévitable.

Par ailleurs vous citez les Don Quichotte : leur action a été très mal prise par les travailleurs sociaux et à juste titre ; la face cachée qui n’a jamais été dénoncée alors qu’il y avait une tribune médiatique pour le faire est la suivante. Il n’y a eu aucune création de places nouvelles, presque uniquement un turn over sur les places existantes.
Je peux vous dire que des travailleurs sociaux d’assocs d’hébergement ont du remettre des gens à la rue pour faire de la place pour les personnes du canal.
Quant à celles ci, je serai curieuse de savoir combien sont déjà retournées dans la rue, beaucoup de places ayant en réalité été débloquées pour des périodes déterminées.

Enfin, je peux comprendre votre réaction épidermique ( mieux vaut ça que pas de réaction du tout ), maintenant dites vous que la stigmatisation dont vous faites l’objet n’est rien comparé à ce que les chômeurs et plus généralement les pauvres subissent depuis des années.

Pas un concours de misère, mais j’espère que vous comprendrez que ce genre d’articles avec ses possibles outrances est avant tout un appel à lutter ensemble contre les galères qui nous sont communes.

dimanche 22 juillet 2007 à 18h51

Mouais

Un article plutot gentil, j’ai du mal à le prendre comme tel, bien que n’étant pas assistant de service social

La contestation collective c’est un moyen de faire entendre sa voix, sa souffrance, c’est bien souvent voué à l’échec malheureusement mais cela à au moins le mérite d’exister (cf les divers manifestations et action de personnes en situation de précarité), quand à la contradiction que vous soulever, elle est dans une certaine mesure valide mais uniquement pour les personnes travaillant pour des institutions tel la CAF, les CCAS etc...ces personnes dépendent d’un politique sur laquelle ils n’ont que peu de prise, toutefois la majorité des travailleurs sociaux etant embauché par des associations, je ne vois plus la de contradiction...l’important c’est la complémentarité, je ne dis pas qu’il faut mieux faire ceci ou cela mais simplement tenter des choses constructives, des actions visibles par la majorité de la population (tel l’action des enfants de don quichotte)

Quand aux dernieres parties de votre intervention, je ne vois pas en quoi j’ai porté de jugements morales ou dénigrer la parole des personnes en situation de précarité, sortir des généralités nauséabondes comme celle n’avancera à rien

J’ai surement réagis de manière disproportionné, mais cela me hérisse de voir que l’on tapent constament sur les travailleurs sociaux, bcp d’entre nous s’engagent au quotidien mais nos capacités sont limités, surtout si l’on ne peut s’appuyer sur le soutien des personnes que l’on accompagnent

dimanche 22 juillet 2007 à 18h20

Bonjour,

Putain, c’est dingue, cette parano des travailleurs sociaux !
Alors on écrit un article plutôt gentil, une réaction aux messages de travailleurs qui nous disent sans arrêt on est avec vous mais on peut rien faire et on s’en prend plein la gueule ! Alors même que sur ce site à chaque fois que des travailleurs sociaux sont en lutte, on reprend leurs textes.
Quant à nous conseiller de nous organiser pour défendre nos droits, je trouve qu’il ya une contradiction : vous de votre côté, vous nous dites que c’est la faute de l’Etat, que vous n’êtes que des exécutants pour expliquer une certaine passivité et par contre, nous mille fois plus fragiles et en danger que vous, on devrait lutter mieux et plus vite !
Cet article visait juste à donner des idées, si vous vous les avez déjà eues alors sûrement les avez vous publiées quelque part pour vos collègues ?

On n’a pas dit que votre boulot ne servait à rien, on en dénonce certains travers et beaucoup de vos collègues les partagent et nous en font part.

Avec ce qu’on subit tous les jours dans les services sociaux, c’est déjà pas mal de prendre du recul comme on le fait vis à vis de vous et notamment dans cet article ou l’on explique bien que les ordres viennent d’en haut.

Mais bon, j’ai comme l’impression que si vous trouvez normal de porter des jugements sur notre vie, notre insertion, vous ne supportez pas qu’on vous renvoie la balle.

Toujours le même truc : les exclus on veut bien les aider , les paterner mais quand ils donnent leur avis d’égal à égal , là c’est de l’agressivité.

C’est bien dommage.

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Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
dimanche 15 juillet 2007 à 12h13 - par  Véronique

Ces conseils sont utiles mais pourquoi l’assistant social type se nomme-t-il "Monsieur Boudu" alors que les AS sont à une écrasante majorité des femmes ? Et pourquoi les "usagers" sont-ils toujours des hommes alors que les précaires sont des femmes à une grosse majorité ? Pourquoi tant de phallocentrisme ?

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jeudi 13 décembre 2007 à 15h56 - par  Brevis

...quand on est un homme of course

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dimanche 15 juillet 2007 à 21h24 - par  collectif rto

Bonjour

Remarque qui tombe juste et fait honte à la rédactrice de cet article : ma seule excuse est le temps limité que j’ai pour rédiger des articles : bien sûr quand on écrit spontanément on a tendance à parler au masculin ....

Logo de dorothée
Travailleurs sociaux, quelques idées pour faire enfin du bon boulot
vendredi 13 juillet 2007 à 09h18 - par  dorothée

Un plan d’attaque qui remonte le moral, mais j’ai bien peur que certains référents RMI - ceux auxquels j’ai eu affaire en tout cas - déroule le chapelet de phrases absconses qu’ils ont entendu en formation sans se poser une seconde la question de leur pertinence... Je veux croire qu’il se trouve des résistants (nombreux, j’espère), mais que faire des autres ? Comment leur parler ?

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mardi 16 février 2010 à 15h55 - par  JUAN de la MANCHE

Je suis consterné par autant de bêtise. Continuons à nous quereller. Le travailleur social, par définition est une personne qui a besoin de régler quelque chose envers lui même, un besoin de se sentir utile. Dépassé ce stade, lorsque son métier (s’il a la chance d’en avoir un !!), ne le lui permet plus, il ne lui reste plus rien. Quand j’entend ces mêmes travailleurs sociaux essayer de retrouver un sens à leur action, cela devient risible.
Cela est de même pour les "usagers". Quels est leur demande, qu’attendent t’ils du "feignant" de travailleur social ??? Qu’attendent t’ils de l’Etat, de la société ?? Il est important que ceux ci sachent que de travailleur sociaux, il n’y en a déjà plus. Aujourd’hui, comme cela a été expliqué, nous sommes plutôt dans le contrôle social. Les seuls travailleurs sociaux qui existent encore (bon, c’est vrai que j’exagère un peu !!!!! mais on n’y vient doucement) ce sont les gentils bénévoles,
ceux là même que les médias essaient de nous vendrent la bonté, la générosité, la grandeur d’âmes. Il n’est plus question de professionnel mais bien de les substituer par le bénévolat. C’est peut être là que le secteur social s’est mordu la queue. A vouloir professionnaliser ce qui d’un point de vue éthique, n’aurait jamais du l’être. Les pouvoirs politique se frottent les mains de voir notre incapacités à réagir. Encore une fois, notre éthique nous empêche d’agir. Comment laisserions nous nos "usagers" seuls ??? Pourtant, c’est peut être de cette façon que nous pourrions les faire REAGIR.
Comment font ’ils dans l’éducation nationale. Eux n’ont pas d’état d’âme lorsqu’il veulle défendre à tout prix leurs intérêts (les leurs et ceux des élèves). Ils les instrumentalisent. A quand, des manifestations travailleurs social et usager ????
Pour cela il ne faudrait pas que nous descendions dans la rue que lorsque nous défendons nos conventions collectives !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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samedi 10 octobre 2009 à 01h48 - par  Fée minine

BRAVO !!!!!!!!!!!!!!!!!

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samedi 21 juillet 2007 à 15h35 - par  miluz

Au bout de quinze ans de relations conflictuelles avec les services sociaux de secteur, j’ai fini par avoir la possiblité de résoudre les conflits, et de leur résumer l’ensemble de la situation pour qu’ils agissent dans le bon sens.

Il est évident que j’avais un projet de vie avant d’avoir affaire à ces services. Une histoire, des désirs, des possibles, qui n’attendaient qu’un coup de pouce pour se réaliser. Mais il n’est pas dans les habitudes des institutions de nous aider à nous réaliser. Encore moins de nous aider à nous connaître.

Il a donc fallu que ce soit clair dans ma tête. L’angoisse, le sentiment d’injustice, l’ignorance des structures, le besoin d’en découdre avec le premier interlocuteur venu, le sentiment d’impuissance et la culpabilité pour couronner le tout, m’ont rendue incapable de dialoguer.

Alors j’ai axé toute mon énergie à sortir de ce cercle infernal, à réfléchir, et internet a été vital. Je suis sortie de ma petite vie pour confronter cette réalité à celle des autres, aux enjeux économiques, politiques, sociaux, partout, à travers le monde, à travers l’histoire.

En suivant mon intuition, j’ai traduit des textes en anglais dans des mouvements d’activistes qui n’attendaient que ça, pour devenir bilingue et capable d’avoir accès à l’information. Et aussi de choisir celles qui me semblaient les plus pertinentes. On peut dire que mon auto-formation est "presque" terminée (a-t’on jamais fini de s’instruire ?).

En participant aux luttes qui me semblaient les plus proches de mon parcours, j’ai lu, entendu et croisé des gens qui m’ont énormément donné. Même si la phallocratie est encore insupportable chez les militants, j’ai réussi à surmonter ma révolte pour qu’elle ne me détruise pas (serais-je devenue sociable ? ;)

Il est vrai dans l’autre sens, notable, que les services sociaux et les travailleurs sont devenus de plus en plus sensibles à ce qu’il se passe, à la politique de leur département comme à celle du gouvernement.

Je sens que c’est le bon moment pour nous de réagir. Et je suis très heureuse de constater que les associations de rmistes sont devenues visibles.

J’espère que cela répond à ta question dorothée : pour moi, il suffit d’avoir de vrais arguments et de reprendre confiance en soi. Même s’ils balancent toujours les mêmes phrases insupportables, la façon dont j’y répond aujourd’hui me surprend moi-même. La capacité d’écoute des acteurs sociaux déprendra de notre capacité à mettre de l’ordre dans notre propre discours.

Pour résumer, mon petit secrêt quand je suis en difficulté devant eux ? Je pense au courage de tous ceux qui se sont battus, qui ont souffert, à tous ceux qui sont morts en pensant à nous... pour nous offrir cette chance.