jeudi 3 janvier 2008 par collectif rto
Dans quelques jours, en 2008, je fêterai mes 9 ans de chômage. Professionnellement, je suis donc plutôt heureuse.
C’était une belle journée de septembre 1998 ; j’étais allée déjeuner au parc. Peut-être parce qu’il y avait du soleil et que l’herbe était verte, je me suis dit, comme dans le poème de Prévert, que c’était trop con de donner une journée pareille à un patron.
En rentrant au bureau, je suis allée directement voir mon supérieur hiérarchique et je lui ai dit à peu près ceci : "Je veux partir, mais je ne démissionnerai. Parce que je veux toucher les allocations chômage. Alors, licenciez-moi, même pour faute grave, ça m’est égal". Le responsable hiérarchique a ri, puis m’a demandé si j’allais bien.
N’empêche, début décembre 1998, je quittai physiquement mon travail. J’effectuai les 2 mois de préavis restants, chez moi.
Je suis diplômée Bac+4 ; j’ai fait une école de commerce : personne n’est parfait. Les années 1980, c’était l’entreprise, et moi, j’y ai cru à fond. J’avais galéré pour trouver du taf à la fin de mes études, au début des années 1990. J’avais d’abord travaillé dans une compagnie d’assurances à me faire chier, avant de dénicher ce job de rêve, celui pour lequel j’étais vraiment faite. Mais au bout de 3 ans, ça n’était plus tenable. Au bout de 2 ans, ça ne l’était déjà plus. Pour être franche, dès les premiers jours, ça sentait le roussi.
Lors de mon entretien de recrutement, j’avais été émue par cette image de petite boîte à l’ambiance presque familiale. Au sens où patron et employés forment une grande famille. J’avais accepté un salaire minable, vu le travail, presque de moitié inférieur à la concurrence, parce que je pensais que l’entreprise n’avait pas les moyens de payer plus.
J’ai effectué 6 mois de période d’essai : 3 mois pour les cadres, renouvelables une fois. Cette période servait d’une part à éjecter la moitié des recrutés, non-rentables, et d’autre part, à "former" l’autre moitié qui resterait dans l’entreprise. Si tu acceptais de vivre pendant 6 mois avec la peur d’être viré du jour au lendemain, 6 mois à fermer ta gueule, 6 mois à être humilié, alors c’était bon, t’avais le profil. Au bout de 6 mois, tous ceux qui restaient avaient le profil. Ils étaient dressés, c’était le management par la peur. Parce que les habitudes prises pendant 6 mois, tu les gardes après.
De faire semblant de sourire aux conneries que débitait la gérante. De surveiller le tableau d’affichage avec les résultats de chacun. On faisait tous semblant de vénérer le même dieu : l’entreprise. Comme pour la religion, au début j’y ai cru un peu, jusqu’à ce que je me rende compte de la supercherie.
Mon salaire était tellement bas, qu’à un moment, j’avais décidé de travailler moins d’heures parce que sinon mon taux horaire tombait en dessous du SMIC. J’étais cadre et nous n’avions ni minimum, ni maximum horaire, simplement un salaire forfaitaire, quel que soit le nombre d’heures travaillées.
En fin d’année, les 4 associés de l’entreprise, qui ne juraient que par la réduction des coûts, se partageaient grassement les bénéfices. J’ai aussi appris que la gérante de la boîte possédait un immense appartement, dans le quartier le plus chic de la ville, ainsi que des terres et des vignes dans le sud de la France. Cela m’a fait le même effet que quelqu’un qui aurait voté Sarkozy, en croyant à son programme pour les pauvres, et qui s’apercevrait plus tard, que celui-ci s’est octroyé un doublement de salaire, a fait un cadeau fiscal de 15 milliards aux riches, tout en rétorquant aux pauvres que, s’ils voulaient gagner plus, ils n’avaient qu’à travailler plus et bouffer moins.
Quant au boulot en lui-même, j’ai aussi déchanté. Certes, intellectuellement, c’était stimulant. Mais je faisais quoi au final ? J’essayais de vendre quelque chose de très cher et de parfaitement inutile à des gens qui n’en voulaient pas et qui n’en avaient pas besoin. Parce que c’est ça le marketing. Et c’est ce que font la majorité des entreprises. Elles vendent du pipeau. Et tout ça, ça demande une énergie incroyable à des tas de gens comme moi, qui ont des activités complètement inutiles, voire nuisibles. Et le système tient là-dessus, sur ce brassage de vent. La plupart des entreprises et des métiers actuels ne produisent rien d’utile, ne servent à rien, à part faire tenir le système.
Mon travail consistait à concevoir des conférences, sortes de séminaires, à en rédiger le contenu. Ca s’adressait à des cadres de grandes entreprises. Ils n’y apprenaient rien, mais ça permettait d’écouler le budget formation des entreprises clientes. Ca permettait aussi, à ceux qui y assistaient, de rencontrer des confrères d’autres entreprises. Et comme les séminaires se déroulaient dans des hôtels 4 étoiles où l’on mangeait bien, tout le monde était content.
Le prix d’un séminaire que je fabriquais, coûtait à l’entreprise acheteuse, pour une seule personne, à peu près l’équivalent de mon salaire mensuel. Un séminaire était maintenu, c’est à dire qu’il était rentable, à partir de 6 ou 8 participants. Jusqu’à mon départ, aucun de mes séminaires n’avait été annulé et ils ramenaient en moyenne 20 à 30 personnes : je rapportais donc un max d’argent. Là-dessus, moi comme les autres bons petits soldats, nous touchions peanuts.
Mon travail ne m’enrichissait pas pécuniairement, pas plus que mes collègues, et n’était d’aucune utilité sociale ; j’en déduis vite que la finalité de mon travail était essentiellement d’enrichir la gérante et ses associés, et à l’occasion de satisfaire leurs désirs de pouvoir. La gérante n’avait pas les compétences intellectuelles pour faire aussi bien mon travail ; elle avait juste eu assez de présence d’esprit pour copier une idée déjà existante, et elle avait eu assez d’argent pour le faire. Cela résume toujours l’image que j’ai de l’entreprise et du capitalisme.
La direction a d’abord laissé traîner les choses, ne voyant pas d’urgence à ce que je parte. C’était ballot de leur part, mais je n’allais pas leur faire un dessin. En général, les salariés ne se rendent pas compte du pouvoir de nuisance qu’ils ont. Pendant ces quelques mois où, démissionnaire, je suis quand même restée dans l’entreprise, j’ai fait pire que de ne rien foutre : j’ai saboté mon travail. Tous les séminaires que j’ai conçus pendant cette période ont été annulés, par manque de participants. Je n’ai pourtant commis aucune faute professionnelle : je faisais simplement mon travail, apparemment comme d’habitude. J’attends de pied ferme ceux qui voudraient m’astreindre au travail forcé, avec le RMA ou autres dispositifs. Sans commettre aucune faute, il est très simple de saboter une entreprise de l’intérieur. Du douanier qui fait la grève du zèle, ce qui consiste à faire scrupuleusement son travail, à la femme de ménage qui lustre trop bien le sol, en passant par la serveuse qui sent des aisselles ou d’ailleurs, les possibilités sont nombreuses. Avoir en son sein un salarié démissionnaire, c’est plus coûteux que de le licencier : moi, ça me semblait du bon sens.
J’ai donc été licenciée, avec un contrat. Le motif de licenciement était bidon : "divergence de point de vue sur l’exécution du travail, rendant impossible le maintien en l’état du contrat de travail". Je m’engageai dans le contrat à ne pas recourir aux Prud’hommes et, à ce titre, j’ai perçu une indemnisation. Concrètement, je n’ai presque rien gagné financièrement dans l’affaire : l’indemnisation englobait une partie de mes congés payés. D’autre part, les Assedic ont déduit ces indemnités de leur versement, et, pendant 2 ou 3 mois je n’ai rien perçu de l’Assedic. J’ai vécu justement de cette prime et n’ai donc rien gagné au final.
C’étaient des après-midi d’hiver passées devant ma fenêtre à regarder le ciel, les arbres, à boire du thé et écouter la radio. Ou bien, j’allais faire les magasins quand il n’y avait personne. Je prenais le bus, comme mes amis retraités. Le chômage, c’était un bonheur simple. J’ai attendu que l’envie de travailler revienne, mais ça n’est pas revenu.
Après quelques mois, dame ANPE est venue frapper à ma porte. Elle voulait que je m’occupe. J’ai ainsi suivi un stage d’orientation. J’y ai rencontré plein de camarades, chômistes comme moi, et j’ai passé un bon moment.
Ensuite, ça a été le printemps ; les feuilles repoussaient et c’était beau à voir. Je continuai donc à regarder par ma fenêtre ou à aller lire au parc.
Je n’ai pas l’intention de narrer le renouvellement des saisons ; pour résumer les 8 années de chômage, je dirais que l’envie de travailler, en tant que salariée d’entreprise j’entends, ne m’est jamais revenue. Ceci explique que je sois restée chômeuse. Une chômeuse, heureuse de l’être.
Je n’ai jamais été radiée : j’ai toujours obtempéré aux injonctions de Mesdames ANPE, ASSEDIC et surtout Mister DDTE, alias la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi.
Pour l’ANPE, je suis toujours allée aux convocations, ai toujours répondu aux annonces que l’on me proposait, ai de mon propre chef postulé à des tas de postes. En vain. S’il y avait du travail pour les chômeurs, ça se saurait, et il n’y aurait plus de chômage, CQFD. J’ai fait les stages que l’on m’a demandés de faire, il aurait été mal venu de refuser.
Je n’ai pas non plus de plaintes à formuler vis-à-vis des ASSEDIC. Certes, ils se trompent souvent, égarent les courriers ou ne les reçoivent pas, vous demandent 3 fois la même chose etc... Mais j’ai du temps, et cela ne me dérange pas plus de faire la queue aux ASSEDIC qu’à la poste ou à la banque.
Pour la DDTE, en revanche, une simple convocation sonne déjà comme un avis de radiation. Mais, derrière chaque administration, il y a, pour l’instant en tout cas, des individus et non des machines. L’employé de la DDTE m’a fait comprendre les choses : il fallait montrer de la bonne volonté, c’est à dire travailler, même un peu, de temps en temps. Depuis, je déclare donc, une fois par an, quelques heures de travail. Une seule heure suffit. Je n’ai été convoquée qu’une deuxième fois, l’an dernier, par erreur semble-t-il, la DDTE n’ayant pas enregistré mon heure de travail de l’année précédente. Par sécurité, j’ai donc pris soin, cette année, de travailler quelques heures pendant 2 ou 3 mois.
Hormis les tracasseries administratives, il y a l’autre grand problème, le nerf de la guerre : l’argent. Celui qui paie le loyer, les factures et autre chose que la survie : les loisirs, les vacances, les projets. Une condition de vie décente, pas une simple survie alimentaire qui me ferait regretter le travail en entreprise. Mais tout problème a sa solution. J’en connais qui se font entretenir par un homme généreux et modérément exigeant. J’en connais qui vendent du teuchi. J’en connais qui font dans l’import-export de faux produits de luxe. J’en connais qui étudient les courses de chevaux avant de jouer. J’en connais qui font des combines. Ce que j’ai fait, moi, n’était pas immoral (selon ma propre morale cela va de soi), ça n’était qu’illégal. En outre, il m’arrive de travailler au noir, quelques heures par semaine, selon les saisons, selon que j’aie ou non besoin d’argent.
15h à 20 heures de travail, me paraîtrait d’ailleurs raisonnable, pour être la durée légale de travail. Pour les personnes qui auraient besoin d’aller au travail pour voir d’autres gens, cela me semble un bon compromis entre temps libre et vie sociale. Evidemment je ne suis pas conseillère auprès du ministère de l’emploi ; certains en sont donc réduits à turbiner plus de 40 heures par semaine comme au XIXè siècle ; je le regrette infiniment pour eux. Camarades, n’ayez pas peur : si tous les travailleurs se muaient en chômeurs, les patrons seraient bien obligés de se mettre au turbin pour faire tourner leur usine. Pour ma part, avec une durée légale de 15 ou 20 heures de travail hebdomadaire, je rentrerais peut-être dans les rangs sans rechigner ; je n’ai rien contre l’idée de participer à l’effort collectif.
L’autre jour, j’ai eu l’idée de consulter mon dossier ASSEDIC : mes droits aux allocations chômage s’étant épuisés au bout de 2 ans, je suis bénéficiaire des ASS (Allocation Spécifique de Solidarité, dont le montant est l’équivalent du RMI) depuis 7 ans. C’était le même jour où j’ai appris le montant des dividendes perçus par Bernard Arnault. Les dividendes sont pour les riches, l’équivalent du RMI ou des ASS des pauvres : c’est de l’argent que l’on perçoit sans travailler. Bernard Arnault a gagné sans travailler 326 millions d’euros en un an ( http://www.inegalites.fr/spip.php ?article346&id_mot=79 )
J’ai donc multiplié le nombre de jours indeminisés par le taux actuel des ASS (14.51€ par jour) et j’ai obtenu la somme de : 32.000 €. 7 ans d’ASS, ça avait coûté 32.000 €.
J’ai repris ma calculatrice, pour faire une opération tout aussi simple, pour savoir en combien de temps non travaillé, Bernard Arnault gagnait cette somme. Moins d’une heure. 1 heure de dividendes de Bernard Arnault (37.215€) = 8 années de revenus d’un chômeur aux ASS. Je crois que tout est dit.
Ces considérations sur les dividendes de Arnault (on pourrait prendre ceux de Pinault, Bouygues, Dassault etc... ou les salaires de Bolloré, Bouygues, Riboud etc...) pour devancer les remarques des esprits chagrins qui me reprocheraient mes 32.000 euros à ne rien faire pendant 7 ans. Ainsi, question de choix toujours : avec les dividendes versés aux principaux actionnaires de France, on peut soit faire le bonheur d’une dizaine d’happy fews, soit indemniser la majorité des chômeurs de France. Les actionnaires et les chômeurs étant, je le rappelle, deux catégories similaires, toutes 2 payées à ne rien foutre.
Pour les salaires, et non plus les dividendes, c’est à peu près la même logique. Louis Schweitzer gagne, à lui tout seul, près de 1000 siècles de SMIC en un an. Question de choix comme toujours : donner une centaine d’euros aux millions de Smicards ou donner des millions à une centaine de tête de noeuds ? Benito de Neuilly a tranché.
Nabot Ier a été élu ; la France réactionnaire est de retour. Le RMI, les ASS... : tout ça va voler en éclats comme le droit du travail, les 35heures, le repos dominical, le droit de grève, le système des retraites... Le 1er mai 2007, j’avais défilé avec une banderole : "
". Je m’étais faite huer par des gens de "gôche". Evidemment qu’on n’est pas en 40 : l’étoile jaune, aujourd’hui, c’est la pauvreté. Pourtant, de gens qui vont rafler des enfants dans les écoles ou des individus à la soupe populaire, que pouvait-on attendre, franchement ? Aujourd’hui, on jette les SDF à l’eau et l’administration appelle ouvertement à la délation des étrangers clandestins.
J’ai beau éteindre la radio au moment du flash-infos, ne lire aucun torchon de propagande gratuit ou payant, l’écho de l’obscénité quotidienne me parvient quand même par l’Internet. Yannick Noah avait déclaré : "Si Sarko passe, je me casse". Je ne sais pas s’il est parti, moi, je mets les bouts. Avec quelques sous, à l’été prochain, je pars.
Soit on donne 2000€ par mois aux chômeurs et l’on est effectivement en droit d’exiger des comptes, soit on donne la piècette, comme c’est le cas actuellement (qui peut vivre avec 400€ par mois ?), mais en ce cas, les bénéficiaires sont en droit de réclamer une paix royale. C’est à l’usure qu’on les aura les chômeurs, s’ils réagissent tous comme moi, certes. Mais je ne suis pas une résistante, ou alors comme de Gaulle, à l’ombre. Je ne suis pas une collabo non plus.
D’autres témoignages de déserteurs et désertrices de l’emploi, ici, ici et là
Mais au fait l’insertion par l’emploi, c’est quoi ?
J’aimerais juste signaler une nuance très juste donnée dans le film de Pierre Carles "Volem rien foutre al Païs" (film très en lien avec cet article et ses réactions, ainsi que l’excellentissime "Attention, danger, travail") : il y a le travail et il y a l’activité. On peut très bien être un actif sans travailler...
Merci pour ce bel article et toutes ces belles réactions. Difficile parfois de faire comprendre à son entourage qu’on est actif, utile et surtout ! Heureux même sans travailler dans le sens commun du terme...
Bonjour,
Pourquoi payer des gens comme vous ?
Partez de France, bon debarras, personne ne vous regrettera.
Heureusement que vos aieuls ont trimes eux car ces 400€ vous ne les auriez pas, vous seriez obligee de travailler et n’auriez pas coute 32000€ a la collectivite.
je fait parti des PPP.. Paye Plein Pot !!
je n’ai pas d’assistance sociale,aucun revenu social, aucun revenu du capital comme vous aimez les opposez. ma feuille d’impots est simple : je remplis juste la case salaire.
mais quesque je suis con.
j’engraisse ceux du haut, j’engraisse ceux du bas !
c’est vous qui avez raison
negocier son licenciement, toucher le chomage, travailler au noir. on devrais tous faire ca. bien sur, au final, quand tout le monde l’auras fait, il n’y auras plus de cotisation, plus de secu, plus d’assedic, pas plus de smic. le fameux neo-liberalisme total et dechainé.
mais ca, vous le ne voulez pas, bien sur :)
... mais sans enfants (vous en parleriez de toute evidence, comment vivre avec un enfant et 400e/mois ?) sans amant (vous en parleriez de toute evidence, vos problematiques ne seraient pas les memes) ...
est ce la recherche du bonheur ou plutot le ras le bol hierarchique ? le prix de la liberté n’est il pas trop cher payé ?
le bon calcul n’est il pas justement de devenir patron pour le plus rapidement possible jouir d’un maximum de liberté ? et ne pas reproduire justement ce que vous avez tant detesté ?
à mon humble avis, ne pas travailler est un travail en soit !
sans vouloir vous vexer, je crois que vous avez volontairement mal lu l’article en question. La question n’a jamais été me semble-t-il d’encourager à faire payer les salariés pour des "fainéants" ! bien qu’une autre société est défendue dans cet article, celle où chacun travaille à sa mesure, sans être présurisé, pris pour un con, où les cotisations sociales existent toujours puisqu’on d’autres se mettent un peu moins de dividendes dans les poches ! cet article parle surtout d’une façon de se faire enfin entendre ! Car comme vous le dites, quand on se contente de travailler et de remplir sa déclaration d’impôts (on bénéficie quand même des services publics d’éducation, de santé, de sécurité, de voirie, etc, au passage...même si on ne perçoit pas directement de "salaire social"), on ne décide de rien et on subit. Quand on fait grève, il paraît que l’on "prend les gens en otage", alors on est méchant et surtout on perd des journées de salaire tout en se faisant insulter pour finalement ne rien gagner ou presque... Là il nous est proposé autre chose, une autre lutte où nous avons un pouvoir qui ne nous détruit pas en même temps ! et excusez-moi, mais si vous payez des impôts sur le revenu (cela a été mon cas, je n’en suis pas morte), c’est que vous ne vivez pas avec 400 euros par mois. Ne vous faites plus victime que vous ne l’êtes !
Je crois que ce qui vous dérange surtout, c’est de voir que vous faites gentiment tout ce qu’on vous demande depuis des années, sans réfléchir et vous enragez de voir que, si vous aviez le courage de changer de vie, tout serait peut-être différent. Ce qui vous gene,je crois, c’est la remise en cause de votre vie, implicite danc cet article...
Pour compléter l’article , comment Bernard Arnault a-til fait pour mériter autant d’argent ?
Il ne veut pas passer pour un héritier, dans son berceau de créateur et d’entrepreneur (40 millions de FF de l’époque) c’est combien les aides d’état pour les créateurs d’entreprise 0 si t’a pas d’argent passe ton chemin "salaud de pauvre".
Cela c’était le premier épisode, le 2 ème il rachète Agache willot en faillite mais avec des actifs substanciels (Dior, des haras, conforama etc..) une société d’un valeur potentielle de plus de 2 milliards de FF de l’époque soit 50 fois la mise initiale.
Qui l’a aidé le gouvernement Fabius en lui prêtant 51 millions d’euros en promettant de maintenir, le bassin d’emploi, promesse bien sûr qu’il n’a pas tenue.
Il a ensuite revendu toute la partie textile, la plus contraignante pour l’emploi causant des milliers de licenciement à Prouvost Masurel dont le P.D.G C.Derveloy (qui a mené au gouffre cette société)ne se sentait pas tenu par les engagements de B.Arnault.
La C.E.E m’a confirmé l’injonction de 1987 de rembourser les aides de l’état ce qui aurait été fait en 1997,j’ai le mail de la C.E.E, qui indique que l’état français a recouvré les montants,par la société Boussac Saint Frères devenue Sèvres gestion et Augefi, ce qui ne dit pas si le montant a été réglé augmenté des intêrets légaux et véritablement par qui Arnault ou son successeur , les sociétés crées sont des bons écrans.
N’ayant aucun pouvoir d’investigation qu’internet il m’est difficile d’aller beaucoup plus loin,ayant sollicité L.Fabius 4 fois par e-mail, dans le but de compléter honnêtement la biographie" d’un prédateur "lui doit bien connaitre la réponse puisqu’il était à l’origine de la décision, pas de réponse,il manquerait plus que cela de faire de la démocratie participative, ainsi qu’Airy Routier qui a écrit "l’ange exterminateur" en parlant d’Arnault, pas de réponse à ce jour.
Il n’empêche que j’ai déja modifié sa bio en indiquant sur Wilkipedia la condamnation et l’engagement non respecté,puisque j’ai la source.
A noté qu’il était parti au U.S à l’arrivée de F.Mitterand, la peur de la bourgeoisie des chars russes !Il s’est bien entendu planté en ce temps là les requins aux U.S sont plus féroces que nos élites , ils ne connaissent pas vraiment la jungle qu’au cinéma et la bas faut bosser et le profil Borgia ne leur fait pas peur
La presse française retient que c’est un excellent pianiste, ils sont plus mélomanes que lucides et commentateurs sportifs, ils nous ferait croire par exemple que Sarkosy et plus rapide que Bolt au 100 mètres, comme la Pravda qui devrait venir en France on est mûr pour l’information gouvernementale.
Enfin qu’il a bénéficié en + des aides publiques du célèbre Credit Lyonnais de respectivement 400 millions et 800 millions de F.F, sympa d’être un grand bourgeois.
Alors si la jeunesse est heureuse et pas desespérée en ne travaillant pas c’est le retour du berger à la bergère..........
Er surtout dite tous que c’est pas un héritier mais un créateur de valeur, il manquerait plus qu’avec une sensibilité de" serial Killer"il joue véritablement bien du piano ou c’est seulement Wagner.
Ce texte est magnifique. Une bouffée d’oxygène.
Le parallèle entre la rémunération des chômeurs et les dividendes des actionnaires est brillant.
J’ai moi même été au chômage volontairement pendant 5 mois, pour faire le point, souffler, parce que le monde du travail me faisait chier.
J’ai eu droit à tous les sermons possibles de la part de mon entourage : Le trou dans le CV (le cadet de mes soucis. Au pire je mens sur cette période, sans aucune culpabilité), la difficulté de retrouver un emploi, le manque à gagner en allocation retraite (Je commence à pourvoir au présent, OK ? Je ne vais pas me pourrir la vie juste pour pouvoir me payer un mouroir confortable quand je serais grabataire et sénile). C’est hallucinant ce que les gens peuvent être formatés. Tous au garde à vous. Ils tremblent à l’idée qu’ils puissent perdre ce job qu’ils détestent par ailleurs.
Depuis, j’ai retrouvé un emploi dans un centre de recherche. On travaille sur les énergies renouvelables et je me sens plus utile qu’à mon ancien travail : ça a un sens. Et le travail me plait pour l’instant.
Honnêtement, pendant que je travaille je suis fier de payer des impôts pour pouvoir financer le peu qui est donné aux chômeurs, qu’ils l’aient choisi ou non. Et en retour, je serais content de pouvoir en bénéficier le jour ou je subirais, ou choisirais l’oisiveté.
Une question sur votre période de chômage : Avez vous essayé de faire de bénévolat pour vous occuper ? Il est reconnu scientifiquement qu’on trouve plus d’intéret à une activité quand elle n’est pas rémunérée (le travail-passion est un doux rève : La passion s’émousse quand c’est notre gagne pain).
Prenez soin de vous. Restez révoltée.
Cordialement,
Raphael
A préciser avant tout, politiquement je pense être de gauche. Intermittante du spectacle, entre deux projets, je suis indemnisée par les Assedics. Mais voilà entre deux projets (comme en ce moment), je souhaite seulement retrouver du boulot ! Pourquoi ? Parce que j’aime bien ce que je fais peut-être ! Et pourtant c’est loin d’être facile : jours fériés travaillés, journées de 10 heures, semaine de 6 jours parfois...
Alors quand je lis votre message, j’ai un peu mal au coeur. Même en étant contre le système ou en opposition au gouvernement actuel, je pense (et j’espère) qu’on peux toujours trouver un emploi intéressant, trouver un projet professionnel : la restauration, les langues étrangères (qui ouvrent vers d’autres cultures même si c’est à des fins commerciales)...
Bref, je ne comprends pas que vous puissiez vous satisfaire de recevoir de l’argent sans vouloir travailler. Non pas travailler seulement pour gagner de l’argent, mais travailler pour construire, rencontrer, créer, échanger, s’opposer, se battre... bref vivre !
S’opposer, se battre et tous les restes est possible également sans travailler. Il est facile d’avoir ce genre de regard lorsque l’on fait un métier qui nous plait. Entre survivre dans des boulots de merde et survivre au chômage, autant avoir le temps pour soi, même si on gagne quelques euros de moins.
Et tous les projets que nous pouvons émettre lorsque l’on est au chômage se trouve bloquer par une logique économique qui ne finance absolument plus de formation et ne pense qu’a placer les gens dans des métiers en tension.
L’ancien discours sur l’émancipation par le travail n’est et n’a jamais été valable, surtout quand le travail devient un calvaire et est nuisible ou inutile. Ou seulement dans un contexte restreint, pour ceux et celles qui disposent de diplômes nécessaires, encore faut il réussir à les faire valoir.
Salut
C’est quoi le travail ?
Je suis Rmiste, depuis à peu près toujours. J’anime ce site, et aussi celui d’AC !, je tiens des permanences d’accès aux droits chaque semaine, j’accompagne d’autres précaires dans les administrations, j’aide à organiser des actions, des occupations, des manifs. Je m’occupe d’une personne âgée de ma famille, j’écris, je débats. Mes journées je les finis souvent très tard.
Je ne reçois pas de l’argent sans rien faire, je travaille mais je ne veux pas d’emploi. Ni d’un emploi de cadre bien payé à produire du vent ou de la merde, ni d’un boulot sous payé et humiliant.Bien sûr il y a des tâches nécessaires et diificiles, et je veux bien ramasser les poubelles et nettoyer la merde mais pas pour rapporter du fric aux multinationales ou ne nettoyer que celle des riches.
Pour moi, même le mec qui dort toute la journée avec son RMI a au moins le mérite de ne pas nuire au bien commun, contrairement au cadre DRH qui bosse dix heures par jour tout cocainé ou du flic de la PAF qui arrête des sans pap toute la journée.
Et même si c’est pas leur faute, tous les travailleurs qui collaborent à la bonne marche du système , en aidant par exemple la télé à fabriquer des émissions de propagande, ou dans une usine d’armements , n’ont aucune leçon à faire à ceux qui choisissent de vivre avec même pas le montant d’un demi SMIC en restant sans emploi.
Aucune raison d’être attristée : travailleurs ou chômeurs, volontaires ou pas, arrêtons de nous juger les uns et les autres et levons la tête pour mieux voir les salauds d’en haut qui jouent de nos divisions
le chomdu pourquoi pas !article très intéressant et qui résume bien le monde cruel du travail,oui j ai dit cruel n en déplaise a certain ! Pour ma part,le travaille ne peut être une évasion sans grande satisfaction,et oui !mais pourquoi ? Nous savons trop et c est pour cela que la vie nous échappe,le savoir est un obstacle a la compréhension et le travail contribue au maux profond des sociétés modernes. Pour moi la vie c se lever vers 10h prendre un thé, regarder la nature..se lever au bord de la loire regarder les oiseaux,écouter un bon vieux bleus sortis des fagots,allez s occuper de ses amis de sa famille,écouter les gens,fumer,faire l amour,peindre,composer,crée,parce que la vérité est la création de chaque moment du levé au couché du soleil..je sais que pour certaine personne ce n ai pas évident a comprendre mais c est comme ça aussi et je sais que pour beaucoup non pas le choix,mais chacun est plus ou moins libre des choix a prendre. il est plus facile d etr un citoyen aujourd hui que d etre un homme
Aujourd hui on veut nous faire croire a monde plus juste,hors si tel était vraiment leurs volonté, ça fera longtemps que ils si seraient employé mais alors pourquoi ?Mais pour mieux nous endormir,pour pas nous laissé penser par nous même, si si ! quand vous penser c parce ce qu il le veulent bien et que nous sommes formater inconsciemment à penser a consommer de la façon dont ils l entendent et que si un jour quelqu un leurs montrait le début du chemin de la sagesse alors par votre propre inconscient vous vous y refuseraient en prétextant x ou y raisons. Aujourd hui, l être humain est un produit comme un autre,certaine espèces animales ont plus de droit que certain humains.. Alors se sortir du monde du travail,n est pas affligent, bien au contraire c le début de la vérité,casser ces chaînes que je n oses plus voir... goûter la vie,refuser de faire toujours plus de chiffres,vendre,acheter,prenez votre courage a deux main et dites non a la connerie humaines voila, je sais j ai dévier du sujet mais,mais ce qui compte c est la créativité,et pour finir je dirai que le désir même d’obtenir des satisfaction a travers toute sorte d activité nous rend stupides et insensible..bon vent
"Je ne sais pas s’il est parti, moi, je mets les bouts. Avec quelques sous, à l’été prochain, je pars."
Lorsque j’étais beaucoup plus jeune mon idéal de société était rempli de solidarité et simplicité de vie décente, on devait travailler comme tu le dis quelques heures par semaine pour découvrir un peu de lien social et pour participer à l’émancipation collective. Aujourd’hui j’ai l’impression d’un retour au 19ème siècle avec ses injustices, ses inégalités et un nouveau "Napoléon le Petit".
Tu as raison, partir est peut-être le bon choix, il doit exister des pays où l’humanité n’est pas un gros mot. Dis moi quelles sont tes pistes.
Alors quel est ce pays magnifique ou on gagne de l’argent sans travailler ? Ou tout le monde il est beau il est gentil ? Ou les gens qui triment pour créer des boites qui embauchent ne veulent pas en tirer profit ?
Bon courage dans vos recherches...
PS : plutot que glander pars faire de l’humanitaire... ta vie aura servi a quelque chose
Témoignage significatif, qu’il est inutile d’interpréter moralement. Vous décrivez bien comment un système perd l’efficacité qu’on lui attribue quand il n’a plus de sens pour la majorité de ceux qui le constituent.
Le genre de problème que vous représentez tend à être "résolu" par les néolibéraux tels que Sarkozy de la même façon qu’ils "résolvent", par exemple, les problèmes des banlieues. C’est-à-dire en considérant le problème non comme le symptôme d’un dysfonctionnement plus général mais comme un phénomène isolé, ce qui conduit à un traitement local répressif qui ne fait que postposer et aggraver le problème.
Je crois, j’espère, qu’à la longue la situation deviendra tellement intenable que ce système sera vaincu par les troubles qu’il génère. On ne peut pas éternellement exiger des sacrifices à la population si ceux-ci ne sont pas clairement liés à des avantages ultérieurs. C’est ce qu’on appelle la Démocratie.
Pour pinailler : Louis Schweitzer gagne, à lui tout seul, près de 1000 siècles de SMIC en un an.
Il doit y avoir une erreur dans la phrase du dessus car cela ferait quand-même 1000*100*12*SMIC = 1.200.000*SMIC = 1,2 Milliards par an. Non ? C’est bien ça ?
Qu’il est bon de lire ce témoignage ! D’échapper à ces discours convenus qui nous maintiennent dans l’idée que la seule valeur qui compte c’est la ’valeur travail’.
Sauf que du travail il n’y en a plus ! Ou de moins en moins. Sauf que le travail sert en grande partie, une autre valeur : celle sacro-sainte de l’argent.
Assez de culpabilisation, assez de cette guerre civile latente entre les ’travailleurs’ d’un côté, et ceux qui ne travaillent pas de l’autre. Bien sur, et heureusement, il y a (encore) des gens qui aiment leur travail, qui le font car ce travail a une utilité réelle -(autre que celle d’enrichir exclusivement tel ou tel individu).
Est ce pour autant qu’il faut accepter de travailler en étant payé une misère pour que ’nos’ supérieurs hiérarchiques puissent engranger plus d’argent ? Accepter de se faire humilier chaque jour pour avoir le ’bonheur’ ultime de garder son travail ? Accepter de devenir un robot chargé de graisser les rouages d’une société génératrice d’exclusions de plus en plus massives ? Tout ça parce qu’il faut -nous dit-on- contribuer à un effort social ? Mais, qui fait l’effort ? Et pour quelle société ?
Refuser ce type de travail, c’est refuser la reproduction de ces normes hypocrites grâce auxquelles les inégalités sociales se creusent chaque jour davantage.
Plus il y aura d’indidvidus comme "Kiruakiller" ("chômeur et heureuse de l’être"), qui refusent de travailler pour enrichir leurs ’patrons’, plus cela permettra la création de nouvelles normes. Des normes véhiculées non plus par l’idéologie dominante, mais par ceux qui la refuse. Peut être alors, d’autres valeurs que celles de l’argent pourront voir le jour. Peut être, il y aura t-il moins d’inégalités sociales, moins de frustrations, de haine et d’hypocrisie ?...
Mais alors, cessons de croire -comme on nous le rabâche chaque jour- que toucher 400€ de RMI (parce qu’on refuse de se laisser humilier et de vendre sa vie aux plus offrants), est une honte. La honte, c’est de vivre dans une société qui réduit désormais les individus à n’être plus que des "chômeurs", "Rm-istes" , etc...au gré des normes et valeurs de l’offre et de la demande. Refuser ce système, c’est vouloir croire et ésperer en d’autres normes et en une autre société...C’est donc, finalement, un acte de résistance éthique...non rentable !
Surtout, n’oublions pas que tout chômeur rend au gouvernement actuel et aux grands patrons, un grand service : il leur permet de maintenir les salaires au niveau actuel, et même de les faire baisser. La phrase clé est : "si vous n’êtes pas satisfait, il y en a des millions qui attendent un emploi..".
En plus, avec l’inflation - entretenue et dopée par le prix de l’énergie, qui, quelle coïncidence ! est composé majoritairement de taxes que le gouvernement garde au même pourcentage (66% minimum sur le carburant, une paille...) - les salaires baissent tous seuls, puisque le pouvoir d’achat diminue.
On peut ainsi, au gouvernement, avoir le beurre, l’argent du beurre, et ainsi de suite : les salariés ne se révoltent pas.
Pourtant, baisser tous les salaires provoquerait des émeutes généralisées.
Alors que l’inflation fait baisser les salaires comme si c’était l’oeuvre de la fatalité... une fatalité qui est organisée, ainsi le gouvernement empoche des taxes toujours plus juteuses, et en même temps, les grandes entreprises paient toujours moins leurs salariés en Euros constants. Comme les grands dirigeants d’entreprises et le gouvernement augmentent régulièrement leurs rémunérations, ils échappent à l’inflation.
Alors, croire le gouvernement quand il vous affirme qu’on fait le maximum pour faire baisser le chômage et pour juguler l’inflation, c’est faire confiance au comte Dracula s’il vous déclare qu’il est devenu végétarien, et qu’il se nourrit désormais de carottes bouillies. Tant qu’il y est, il pense aussi à s’inscrire au Secours Catholique...
En revanche, ayez confiance, comme disait le serpent du Livre de la Jungle : on fait le maximum pour pressurer toujours plus les travailleurs, et pour culpabiliser les non-travailleurs. Ainsi, les premiers se glorifient d’être exploités, les seconds sont utiles au système et aident sans s’en rendre compte à le perpétuer mais ne le voient pas, on leur fait honte, et les gens flattés ou honteux se tiennent tranquilles..
Quant à l’actionnariat et aux "parachutes dorés", pourquoi cela changerait-il ? Ceux qui décident de ce genre de chose sont les mêmes qui vont en bénéficier.
Donc, si vous travaillez : on se moque de vous intérieurement, on vous pressure et en fait on vous méprise tout en affectant de vous glorifier, et on tente de vous opposer aux non-travailleurs. Diviser pour régner.
Si vous ne travailler pas : vous êtes stigmatisé, traité de fainéant, et en plus on tente de vous passer sous silence en trichant sur les chiffres du chômage. Mais tout travailleur a des chômeurs dans son entourage, alors vous servez de toute façon de contre-exemple. Ainsi, le gouvernement réussit un fabuleux tour de passe-passe : il arrive soi-disant à faire baisser le chômage, mais on voit de plus en plus de chômeurs autour de soi (et de travailleurs pauvres ou/et précaires).
Alors, la personne qui a écrit l’article "le chômage, un bonheur simple", vous pouvez lui en vouloir, mais ce ne sera pas mon cas. On pourrait l’accabler, s’il était aisé de retrouver un emploi, si la lutte contre le chômage était menée de bonne foi, et si le travail était décemment rémunéré, surtout eu égard aux profits que réalisent les entreprises.
Bon, sayonara, et courage à tous.
PS.
A ceux qui ne seront pas d’accord avec moi (ou avec quiconque ici) j’adresse cette citation de Voltaire, exacte dans l’esprit sinon dans la lettre :
"Vous avez le droit de ne pas être de mon avis, et au besoin, je mourrais pour que vous ayez ce droit".
A défaut d’être toujours d’accord, respectons l’opinion des autres.