mercredi 16 avril 2008 par collectif rto
On ne va pas gloser indéfiniment sur les nouvelles sanctions contre les chômeurs : la radiation après deux offres d’emploi refusées, Sarkozy l’avait annoncé dans son programme, il le met en œuvre à la grande joie en vrac, du MEDEF, des supporters du PSG, de la France qui se lève tôt et en chie pour son pays.
On ne va pas refaire le couplet du chômeur victime, du bouc émissaire sacrifié sur l’autel de l’argent roi , et jouer le péquin de service, de super bonne volonté mais qui n’arrive pas à trouver de boulot.
C’est lassant. Et ce n’est finalement pas l’essentiel , ces nouvelles sanctions n’étant finalement qu’une des dizaines de mesures anti-sociales prises depuis un an, à tel point que sortir un texte scandalisé sur chacune d’entre elles nécessiterait , non pas de se lever tous les jours à cinq heures mais de ne plus se coucher du tout. Pas le genre du RTO.
Ce que personne n’a noté, c’est qu’enfin, le gouvernement sort de l’abstraction sur la fameuse valeur travail. Depuis des mois, en effet, le terme est employé à toutes les sauces, mais même les plus convaincus étaient bien incapables de répondre à une question simple : combien ça vaut, la valeur travail ?
La question commençait à tarauder sérieusement un certain nombre de Smicards, qui certes, avaient accepté d’y consacrer leur corps et leur âme en votant Sarkozy, mais qui finissaient par trouver ça un peu flou, surtout le samedi à Carrefour, ou le prix des pâtes est toujours inscrit en euros et pas en valeur travail.
Et bien aujourd’hui, on le sait , puisque la valeur travail, c’est accepter toute offre d’emploi qui correspond à 70 pour cent du salaire antérieur.
Donc, à nos calculettes, à nos comparatifs.
Robert a voté Sarkozy le 6 mai, à l’ouverture du bureau de vote. Le 6 juin, Robert qui s’en allait gaiement travailler en sifflotant la Marseillaise a trouvé dans sa boite aux lettres un avis de licenciement. Robert n’est pas regardant et soucieux de ne pas rester à la charge de la société. Il gagnait le SMIC mensuel, il a le droit à 23 mois de chômage à 60 pour cent de ce même smic soit environ 600 euros, mais il n’a pas l’intention de rester les bras croisés, ah ça non, et le déficit alors.
D’ailleurs Robert est confiant : le Président et l’ANPE sont là pour aider ceux qui veulent s’en sortir, c’est pour ça qu’ils punissent ceux qui ne veulent pas. D’ailleurs Robert est rassuré : dès son inscription à l’ANPE, on lui propose tout un tas de choses : trois ateliers différents sur la recherche d’emploi, un rendez-vous mensuel, des convocations à divers forums de l’emploi.
Les jours raccourcissent, c’est déjà le moment de payer la mutuelle et la cantine des gosses, quand au crédit maison, on dirait qu’il y a maintenant deux traites par mois.
Enfin l’essentiel, c’est de retrouver vite fait du boulot. Robert répond à tout un tas d’offre d’emplois. Bien sûr Robert ne postule pas pour les mi-temps, il veut un vrai boulot parce que sinon, impossible de faire face longtemps. Bien sûr Robert n’a plus vingt ans, alors les chantiers ou cuistot avec le dos en compote, impossible. Non, Robert voudrait juste un boulot dans le genre de celui d’avant.
Six mois, ça a passé vite. Et pourtant tout a changé. Le dimanche, Robert est crevé : entre le stage de remobilisation à une heure de bus car l’essence est trop chère, les deux rendez-vous chez l’assistante sociale pour obtenir une aide pour la cantine des gosses, l’entretien d’embauche qui a foiré, Robert, s’il osait , dirait qu’il a l’impression d’avoir bossé.
Lui, ça lui paraissait pourtant évident que ça n’avait aucun intérêt, ce boulot de six mois, plus le temps de chercher un vrai taf sur la durée, le retour au chômage après, non merci à quarante cinq ans passés. La conseillère anpe pourtant l’a très mal pris, de très haut, elle lui a fait comprendre qu’à son âge , plus on reste sans bosser et plus on devient suspect aux yeux des patrons.
Robert a trouvé ça un peu gros, à peine quatre mois qu’il est au chômage quand même. Rien de comparable avec ces glandus qui vivent aux crochets des Assedic pendant des années.Robert comprend bien qu’on les asticote, ceux là et qu’on leur mette les points sur les I, mais lui, il a pas besoin de ça, les lettres de relance du crédit conso lui suffisent largement.
La conseillère ANPE de Robert lui a un jour tendu une offre d’emploi en lui rappelant la nouvelle réglementation en vigueur.
Robert fait le même boulot qu’avant, d’ailleurs sa boite sous traite pour son ancien employeur. Mais Robert ne bosse que 26h par semaine, au même tarif, le Smic horaire.
Robert s’emmerde autant qu’avant au boulot, enfin un peu moins, à vrai dire, parce que Robert maintenant, pense tout le temps à ce qui va se passer à la fin de son RMA. Il sait que c’est pas la peine d’espérer un CDI, le patron a pas intérêt à ça , ni un temps plein : pour le faire bosser, le patron reçoit des aides, alors deux ou même trois gars en RMA, c’est toujours moins cher qu’un seul en CDI.
Au chômage, Robert touchait six cent euros. Robert, pour être considéré comme un chômeur honnête a du accepter ce boulot à huit cent euros net . C’aurait été 700, Robert aurait du le prendre quand même : il avait déjà refusé une offre corresondant à soixante dix pour cent de son ancien salaire, à la seconde, c’est la sanction. Robert était de toute façon condamné à accepter d’aller bosser dès lors que le salaire dépassait de cent euros ses allocations chômage.
La valeur travail, est donc évaluée à 100 euros pour un Smicard. 100 euros, même pas une semaine de courses convenables pour une famille, même pas une semaine de loyer pour un trois pièces en région parisienne. Cent euros, le prix de deux cartouches de clopes , même pas de quoi griller son paquet par jour en pensant à la vie qui passe.
Au temps ou la valeur travail n’était pas une donnée universelle, une table de la Loi, au temps ou les travailleurs comme Robert trouvaient normal que ces fainéasses de bourgeois qui licencient à tour de bras financent au moins une assurance chômage jusqu’à ce que les gens aient trouvé un vrai boulot, Robert aurait touché 80 pour cent de son ancien salaire jusqu’à ce qu’il ait trouvé quelque chose qui lui permette au moins de survivre.Un temps lointain, ou les pauvres avaient des idées scandaleuses, comme trouver un boulot qui paye, et ne se lever à six heures que si ça leur rapportait vraiment plus que rester au lit.
Aujourd’hui les Smicards comme Robert qui passent par la case chômage, auront le choix : aller bosser pour que dalle et n’importe ou, et crever à petit feu, s’endetter un peu moins vite, ou tout perdre d’un coup, éventuellement aller pointer au RMI ou au rien, si les conditions ne sont pas remplies.
Au fait, deux jours après avoir contraint Robert à aller bosser pour gagner 100 euros de plus qu’au chômedu, le gouvernement vient de lui en retirer quarante sur les allocations familiales de ses gosses.
Afin de tristement illustrer votre article, je porte à votre connaissance que j’ai été licencié le 31 juillet 2003 d’une mutuelle à la suite de la décision par sa Direction de la fermeture de son Service de l’Action Sociale dont j’avais la responsabilité. En effet face aux déremboursements de la Sécurité Sociale les Mutuelles sont contraintes de compresser au maximum leurs charges. J’ai une qualification d’Expert concepteur d’actions d’accompagnement social des personnes qui vivent des très grandes difficultés, et cela dans un pays qui ne compte pas moins de 6,4 millions d‘habitants( 10 % de la population française ) qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. J’ai procédé à la Validation des Acquis de mon Expérience, réalisé un Bilan Analyse de Personnalité et un Bilan de Compétence Approfondi. Je n’ai eu de cesse durant ces presque cinq années de chômage de multiplier les candidatures spontanées, de répondre aux offres d’emploi non seulement dans ma filière professionnelle mais aussi plus largement à celles de missions que je sais avoir la capacité d’assurer. Je suis toujours privé d’emploi comme plusieurs millions de personnes en France !!! Je perçois l’Allocation de Solidarité Spécifique 450 €uros par mois ! J’ai 55 ans.
Je dis haut et fort que je suis prêt immédiatement à accepter un emploi, mais depuis que je suis au chômage JAMAIS l’ANPE ne m’a proposé le moindre emploi !!! Aussi je pose la question cruciale de savoir quelles vont être les sanctions vis à vis de Christian CHARPY Directeur général de l’ANPE, et grand ami de sarkozi, pour son manquement et ses incompétences ?? la présidence de quelques grosses sociétés ou peut être même une Ambassade ??? Quant à dire que des chômeurs refusent des emplois, c’est autant de démagogie puisque au pire - s’il en est - il leur suffit de répondre à l’offre proposée par l’Anpe en étant si peu convaincant que de toutes les façons l’employeur ne les recrutera pas. Ce sont donc bien des propos dénués de fondement. En revanche oui il existe des Femmes et des Hommes dans ce pays tellement abattus écrasés qu’ils n’en peuvent plus jusqu’à ne plus répondre à l’ANPE, alors pour ceux là déjà presque noyés au lieu de leur tendre une perche l’UMP va poser son sale pied sur leurs visages jusqu’à ce qu’ils se noient… et pour peut qu’ils soient d’origine étrangère ils le feront avec encore plus de jouissance ( enfin d’origine étrangère sauf de Hongrie bien sur ) ! Tout ceci pour témoigner concrètement des idées dont vous vous faites le porte parole - oui une fois de plus nous sommes assaisonnés de propos démagogiques de l’UMP qui n’ont pas d’autre objectif que de poursuivre cette visqueuse démarche qui consiste à semer la haine parmi le Peuple de France afin de mieux régner. Il me paraît aussi important de témoigner du fait que cautionnés par ces discours, les employeurs prennent de moins en moins la peine de répondre non seulement aux candidatures spontanées mais aussi aux réponses aux offres qu’ils ont fait paraître, et non des moindres employeurs locaux !!! Que leur sanction soit la suppression des aides de l’État par exemple ce serait une forme d’économie n’est ce pas Madame Parisot !! En tout les cas ce qui me fait grand plaisir c’est que ces petits franchouillards qui ont voté pour un grand chef de flics et bon père fouettard, s’en prennent plein la gueule et j’espère de tout cœur que ces petits idiots vont encore davantage en baver - bien fait !
Un peu de sérieux bordel.
Si l’ANPE offrait du travail ça se saurait. Je veux bien refuser des offres d’emploi, mais pour ça encore faudrait-il qu’on m’en propose des offres (je parle par expérience).
Encore une mesure à la con, sans effet. Qu’on se le dise (les chomeurs en savent quelque chose, moi en tout cas) : l’ANPE NE PROPOSE PAS DE TRAVAIL, NE TROUVE DU TRAVAIL A PERSONNE. Et pour cause : DU TAF, Y EN A PAS.
Mais pour les beaufs qui ont voté pour le nabot, c’est du meilleur effet. CHOMEUR = FAINEANT. Dire qu’on va sanctionner les gens qui refusent plus de 2 offres, ça veut dire qu’il y a des gens qui refusent des offres d’emploi. Plein ! Au point qu’il faut une loi !
C’est comme l’histoire du mouton dans la baignoire pour les arabes. Ducon avait dit que respecter les lois de la république c’etait par exemple ne pas egorger les moutons dans la baignoire, ni exciser les filles, ni être polygame. Comment ne pas être d’accord ? Sauf, que le message envoyé c’était : il y a des gens (les musulmans) qui égorgent des moutons dans leur baignoire et qui ont plusieurs femmes.
Le nain agit toujours de la même façon. Par raccourcis.
Dernièrement Ducon voulait supprimer le remboursement des lunettes au prétexte qu’il y a des gens qui fraudent en se faisant rembourser leur lunette de soleil par la sécu.
Donc, ça donne :
les musulmans sont des barbares, les chomeurs sont des faineants, les malades sont des hypocondriaques (sinon pourquoi une franchise pour "responsabiliser"), les régimes spéciaux sont des privilégiés et enfin les porteurs de lunettes sont des petites bites.
Le plus dur depuis que Ducon est roi, c’est de même pas ses lois iniques, c’est d’être obligé d’entendre les conneries sans fond qu’il profère.
Bien que ton discours donne pas envie de te recontrer (problèmement un peu extrême, je sais, je tiens souvent le même), c’est tout à fait vrai.
Cette réduction est au niveau de la réduction intellectuelle de ceux qui ont voté pour lui.
Dommage, j’ai cru à un moment que l’être humain était intelligent. Mais toutes ces réformes sur le chômage ont commencé bien avant ça ; En 2004, j’étais étudiant en cours du soir (formation continue), j’avais des problèmes de dos ne pouvant pas me faire accepter n’importe quel emploi, conclusion : mon status officiel était "Non ayant droit aux assedics" (même pas chômeur, ni étudiant puisque c’était des cours du soir), et je me suis fait radier quelque chose comme une bonne dizaine de fois en moins de deux ans (des assedics), (et pourtant, je suis allé à tous les rendez-vous).
La droite, depuis chirac, à tout fait pour détruire l’aspect humain du travail, fait passer la valeur argent avant l’homme, et au passage nous à transformer en marchandise. Ce que fait "le nain", c’est en plus d’accélérer tout ça à une vitesse qui en donne le vertige, mais en plus il en profite pour faire passer dans l’acquis collectif une somme d’idée rascistes, xénophobes. Ca s’appelle "diviser pour mieux reigner".
Je vois pas pourquoi un chômeur est un feignant, alors qu’il se lève à 7h pour arriver à l’ouverture à l’ANPE, alors que n’importe quel employé en CDI va se lever qu’à 8h pour arriver à 9h au boulot.
Dans tous les cas, du travail, il n’y en a pas pour tout le monde. N’importe quelle personne ayant fait des cours d’économie sait que sans inactif, la croissance descend, car la "réserve d’actif" (entendre : les chômeurs) est indispensable pour répondre aux changements rapides qui s’opère en permanence dans l’économie.
Le chômage est un des piliers de notre système économique, et les "profiteurs" sont ceux qui trinquent parce que les gens qui veulent absolument que ce système tiennent en place ont besoin d’eux.
C’est super la vie.
En 1936/1937, le régime nazi condamnait à l’enfermement en camp de concentration les "fainéants" : "Des individus dont il peut être prouvé qu’ils ont à deux reprises, sans motif convaincant, refusé les emplois qu’on leur offrait, ou qui, ayant pris un emploi, l’ont abandonné après une courte période sans raison valable" à méditer !!!
source : l’Allemagne nazi et les juifs, 1933 - 1939 Les années de persécution. Saul Friedländer. Page 259
Comme d’habitude quand des mesures qui dégradent la "solidarité", on abreuve les braves gens d’autres sujets "l’anorexie", la libération d’otages.... En France actuellement beaucoup de monde fait grève, manifeste dans son coin mais pour son bout de "maigre". mais les médias ne relaient pas ( il les a muselés en les menaçant de leur supprimer l’argent de la pub !!!).
Il est où le bouton pour qu’enfin on se mette tous ensemble pour réclamer de la justice sociale, que le paquet fiscal serve à relancer la machine pour construire de vrais logements sociaux, réduire la précarité, améliorer l’éducation formation, financer la vraie recherche (pas Alzheimer qui enrichie le frère de... sur le dos des malades oups !) ???
Mais "ils" sont plus malins que cela, si Sarko a été élu c’est en s’appuyant sur la bassesse humaine : c’est la faute aux étrangers( ministère de l’identité nationale), la faute aux Rmistes et aux chômeurs (travailler plus pour gagner plus, la France qui se lève tôt). On s’est bien gardé de montrer qui s’est enrichi (doublement des valeurs immobilières en 5 ans, 250 000 salariés français les mieux payés (1 % de l’ensemble des salariés) ont vu leurs rémunérations augmenter de 14 %. L’élite des 25 000 meilleurs salaires français a, elle, eu droit à une petite augmentation de 29 %, une nouvelle classe sociale qui vient de naître ( les riches qui ne savent plus où aller pour dépenser leur argent et où le planquer pour moins payer pour la solidarité)) !!!. Pourquoi se priverait-il de continuer à entretenir ce type de pensée ?
On regarde toujours au dessus de soi dans l’espoir d’en faire partie : lire l’article du monde diplo "l’art de faire rêver les pauvres" (http://www.monde-diplomatique.fr/2008/04/CHOLLET/15818)
C’est ainsi les"gens" ont peur de devenir chômeurs Rmistes alors ils les désignent coupables pour mieux éloigner le spectre !!!
@ aux indignés.
Juste une remarque. Les choses sont en train d’être remises à leurs places. Les pauvres (ceux qui travaillent et les autres) étaient un peu moins pauvres grâce aux aides sociales.
Aujourd’hui on réajuste tout cela. Il y aura des riches vraiment riches et les autres qui, eux, n’auront vraiment rien ou si peu qu’ils ne pourront pas faire autre chose que de travailler sous n’importe quelle condition pour survivre. Bref, le RMA c’est l’avant-garde du futur salaire du pauvre dans un monde de justice sociale.
Ce qui est surtout effarant, c’est l’absence de réaction de la part des gens !! anesthésiés à ce point, c’est à la fois inquiétant et... inquiétant
Je crois que cela manque d’une analyse un peu plus approfondie. C’est une vraie question. Essayons de la poser en termes de revenus.
Les moins du seuil de pauvreté : Les titulaires du RMI, de l’allocation spécifique de solidarité savent, enfin je l’espère, qu’ils sont pauvres et même ressortent de la très grande pauvreté. Ils fréquentent les assistantes sociales, les restos du coeur, n’ont pas droits aux crédits à la consommation (sauf aux états unis) ; vivent dans des lieux quasi insalubres. Ils survivent avec un minimum.
Les jusqu’à mille euros : Les personnes en contrats précaires et petits boulots. Ils triment pour ne pas passer dans la première case et/ou naviguent de l’une à l’autre sans grand espoir de voir un meilleur salaire. Ils flirtent avec la grande pauvreté ; les aides sociales leur permettent de s’en tirer sensiblement. Ils peuvent obtenir un crédit à la consommation mais ce sera plus de l’ordre de la débrouille : un crédit pour acheter une voiture d’occase pas trop chère au copain qui connaît ou sur le journal des petites annonces.
Les smicards (environ 1200 euros) : ceux-là ne savent pas qu’ils sont pauvres, ils ont des difficultés à payer certaines charges ou cotisations sociales mais disposent des crédits à la consommation et de quelques aides sociales. Ils sont dans une spirale infernale qui les lient durement au revenu. La moindre incartade et c’est la plongée dans les cases précédentes avec un dossier de surendettement en plus. La débrouille fonctionne encore afin d’améliorer le quotidien.
Les jusqu’à 1500 euros/mois. Ceux-là pensent qu’ils peuvent s’en sortir et qu’ils bénéficieront du bon oeil de l’état. Ils ne sont pas pauvres mais vivent dans une moyenne moyenne. Ils peuvent avoir un petit pécule supplémentaire. S’il y a une bonne gestion, la vie peut être pas trop difficile sans qu’elle soit joyeuse. Ils pensent qu’ils sont riches ou peuvent le devenir en bénéficiant de petits coups de pouce plus ou moins réguliers agrémentés de bons plans (affaire commerciale à reprendre, investissement immobilier, clients qu’on s’échange, petites affaires avec l’assureur qui connaît des bons plans, etc).
Synthèse
Que voulons-nous quand on veut que les choses changent ou qu’il y ait une mobilisation ou une réaction ?
Si on pense comme cela alors, en un certain sens, sarko et ses sbires ont raison d’agir comme cela parce qu’ils vont remettre les riches à leurs places et les autres, aussi. Malheureusement, "les autres" ne seront pas uniquement les titulaires du RMI, de l’ass mais bien ceux, celles qui bénéficient de salaires moyens :1500/2000 euros par mois.
Et là que se passera-t-il ? Le grand soir ? Non, la gauche pointera son nez, tout le monde s’indignera comme on le fait en ce moment et on réajustera le tout, histoire de faire croire que... Puis tout sera oublié. On sera même capable de changer de gouvernement, d’en mettre un nouveau un peu plus à gauche mais cela n’ira pas plus loin. Il ne faut pas trop rêver.
Qu’est-ce qu’on veut exactement comme réaction ? Ce sera celle de l’ajustement des revenus et des prix, du maintien de quelques aides sociales et des minimas sociaux. Rien de plus et ce sera la même chose.
On fera croire aux plus radicaux, on leur laissera un peu de liberté d’agissements, que ce sera le moment venu de mettre en place leurs théories autogestionnaires puis quand cela deviendra un peu trop ennuyeux ou envahissant il y aura quelques casseurs et emprisonnements aléatoires pour casser le mouvement (comme cela a été si bien fait avec les altermondialistes).
Hihihihihi, tout cela tourne en rond non ?
Si l’on considère le capitalisme comme étant la base des dérives Nazi en Europe, cette comparaison tient parfaitement la route et à donc lieu d’être.
A ce sujet on peut lire la relecture faite sur le site "Relectures" du "Discours sur le colonialisme" d’Aimé Césaire, si ce n’est pas déjà fait...
http://www.relectures.org/spip.php ?article8
A mon avis, la question n’est pas : " la comparaison avec le régime nazi a-t-elle lieu d’être ou pas ?". Mais pourquoi est-ce cette comparaison qui ressort toujours, quand on veut montrer l’horreur particulière du régime ou nous vivons ? Et deuxième question, cette comparaison est elle efficace pour susciter la réaction que nous attendons quand nous l’employons, à savoir la révolte.
Personnellement, je ne le crois pas. Parce que le régime nazi, c’est dans l’esprit de tous l’extermination dans les camps. Et cette terrible image anesthésie immédiatement la réflexion sur ce qui a pu amener aux chambres à gaz, comment effectivement tout a commencé par des lois racistes et anti-sociales, accompagnées d’une idéologie.
Qu’est ce qui se passe quand tu compares Sarko aux nazis dans ta discussion avec Robert ? Robert pense que tu exagères. Robert voit Auschwitz et pas les dix années de pouvoir d’Hitler soutenu par les capitalistes du monde entier qui lui ont permis de mettre en place Auschwitz.
Voilà pourquoi je trouve cette comparaison assez peu utile. De toute façon, la situation dans ce pays n’a pas besoin d’être potentiellement aussi terrible que celle de l’Allemagne nazie pour être combattue, c’est ça qu’on doit faire comprendre. Avec des analyses nouvelles, loin du sensationnel, le commentaire de Jean Marc, bien qu’un peu défaitiste à mon gout, ouvre au moins cette possibilité.
Crois-tu que robert imagine que Dieter le mineur allemand savait que son "foureur" voulait mettre en place des camps ? Serieusement, l’horreur du nazisme s’est installe tranquillement parceque les allemands n’ont pas bouge apres chaque annonce de leur gouvernement... un peu comme maintenant, non ?
Ce qu’il faut voir, c’est l’ensemble des actions ( des reformes on dit dans la majorite et les idees ( l’ideologie ) du president de la republique :
les chomeurs sont des assistes= controle de l’activite
les fonctionnaires sont des parasites = fin du statut
les jeunes sont dangereux = suivi mental des 3 ans
les immigres sont des envahisseurs = ministere de la honte
les puissants sont genetiquement meilleurs = cadeaux fiscaux
les pauvres sont une charge = suppression des prestations
les pauvres doivent disparaitre = controle de leurs valeurs parentales
Il ne lui reste plus qu’a nous engager dans le conflit de civilisations ( son reve, pour que l’histoire se rappelle de lui )...
(heu, c’est Roger, pas Robert, on choisit pas son nom !)
Je ne nie pas la dictature et le danger qui se met en place actuellement. j’émets des réserves sur l’idéologie menant les gens au pouvoir actuellement. Je ne les pense pas mené par une autre idéologie que celle de la bourgeoisie et de ses intérêts contrairement aux nazis menées par une idéologie raciale emprunt d’une religiosité particulière. Bien entendu les capitalistes sautent sur l’occasion de tout régime totalitaire. Mains d’œuvre à bas prix, guerres et commerces qui vont avec etc.
j’émets aussi des réserves sur le fait que l’on mettent systématiquement en parallèle des "moments" historiques ce qui, à mon avis, les absout en partie de leur spécificité.
Effectivement il y a des liaisons possibles et une trajectoire lié à l’histoire. Mais le danger que j’y vois est une perte de mémoire lié à l’amalgame ainsi créé. Egalement une facilité de mettre dans une case donnée un régime, alors que les stratégies développée actuellement par le pouvoir demande des formes de réponses autres qu’en 1933.
Sur le reste, bien entendu le gouvernement actuelle puise dans l’idéologie fasciste et nazi, y font des références à peine voilée tant dans les discours que dans les mesures. Ces dernières ont fait leur preuve en matière de manipulation des masses.
C’est vrai que j’ai tendance à voir immédiatement les camps d’exterminations et la solution finale lorsque l’on me parle de nazisme. Mais parce qu’il m’apparait que c’était justement le but des nazis que d’éliminer certaines races et certains individus. Actuellement il me semble que le but n’est pas d’éliminer une population mais d’extraire le plus possible de force de travail pour un minimum à donné. Le racisme, les discours génétiques etc me semble être plutôt une stratégie de division dans la population et non un but en soi de la part du gouvernement.
Mais tout ce que je raconte n’est peut être guère constructif, le but étant de s’unir, quel que soit nos point de vue sur cette question pour abattre ce totalitarisme.
Roger...desole.
Le président n’est pas raciste a proprement parler ( bien que son discours de dakar, totalement contradictoire avec ce qu’il a dit sur Aime Cesaire, est a vomir ), mais l’eugenisme est aussi une these fasciste qui veut des dominants et des domines ( ou quand le cerveau reptilien n’a pas encore de conscience humaine ).
Tu as raison, dans ta conclusion.
Pourquoi n’y a-t-il pas de manifs de chomeurs ? Faut-il laisser nos enfants ( lyceens et etudiants ) manifester a notre place, car il faut remplir la marmitte ?
Dans un des messages, quelqu’un ecrit, il n’y a pas de travail pour tout le monde. Pas tout a fait ; il n’y a pas assez d’emplois pour tout le monde. Et alors ? Il faudrait accepter que des gens ne peuvent pas, ne veulent pas avoir un emploi. Il faudrait accepter que pour partager il ne faut pas attendre que le gateau soit plus grand, car il ne le sera plus. En tout cas ce n’est pas au PS que l’on peut aborder ce type de sujet...
ps : desole mais je n’arrive pas à mettre des accents sur ce site...