mardi 13 janvier 2009 par Réseau Solidaire d’Allocataires
Ce lundi matin, les allocataires du Réseau Solidaires d’Allocataires étaient conviés à une deuxième inauguration de lutte des agences franciliennes de Pôle Emploi.
Le gouvernement et l’Unedic ont décidé de mettre tous les précaires, indemnisés ou pas dans la même galère ? Et bien profitons en pour nous battre tous ensemble, et pas seulement les jours de manif, au quotidien , là ou ça se passe.
Ce matin, nous avions choisi les deux ex-ASSEDIC de la rue Georgette Agutte, des antennes dont dépendent beaucoup de Parisiens pauvres, en plein 18ème arrondissement.
ASSEDIC de sinistre mémoire, qui ont toujours été sous équipées, et en perpétuel manque de personnels par rapport au nombre d’inscrits qui en dépendent. ASSEDIC, où la direction a souvent tenté , et avec violence de nous empêcher d’entrer collectivement. ASSEDIC dont dépendent de nombreux intérimaires et autres travailleurs intermittents.
D’abord, on se marche dessus. Faire une belle queue bien rectiligne nécessiterait que l’ASSEDIC soit au moins trois plus grande, donc ce n’est plus une queue c’est une masse compacte de précaires.
Il y a énormément de bruit , notamment les « Allo , ALLO , VOUS M’ENTENDEZ ? « des usagerEs et des salariEes qui tentent de communiquer avec la plateforme téléphonique.
Car pour cette deuxième semaine de Pôle Emploi, on peut désormais du moins à Paris avoir quelqu’un au bout du fil : mais inutile d’espérer parler de ses allocations, car c’est le système informatique des agents de la plateforme qui est en rade. Ceux-ci en sont réduits à prendre des numéros de téléphone sur un bout de papier et à promettre de rappeler dès que l’écran affichera autre chose qu’un sablier.
Symbole fort, que ce sablier, car Pôle Emploi joue la montre. Quand la colère va-t-elle s’exprimer massivement ?
Le directeur de l’agence semble craindre, en tout cas la moindre étincelle qui mette le feu aux poudres. Il déboule à peine deux minutes après notre entrée et nous invite à diffuser nos tracts à l’intérieur si nous le souhaitons, nous rappelle qu’on s’est connuEs sur une autre agence, que si on a des cas à régler, il s’en occupe…Dans la mesure de son pauvre possible, nous fait-il comprendre. Bref, pas de vagues
Il ira donc vérifier les dossiers en attente et informer immédiatement les précaires qui s’adressent à lui de la date exacte de paiement. Car, les intérimaires par exemple n’ont pour certains rien perçu en début de mois, les paiements anticipés avant le traitement des fiches de paye n’ayant pas au lieu. Comme ailleurs à Georgette Agutte, des jeunes et des moins jeunes crèvent la dalle.
Et notamment ceux qui n’arrivent même pas à obtenir de rendez-vous d’inscription depuis plusieurs semaines, panne de la plateforme oblige. La solidarité collective immédiate permet d’obtenir ces rendez-vous sur place.
Au fil de la discussion entre allocataires, nous entendons parler d’un énorme bug entre Pôle Emploi et la Banque Postale dans certains coins d’Ile de France, où les personnes dépendant de l’ancien service public bancaire n’auraient pas été payées, par centaines.
Après discussion avec les salariEes, nous apprenons que ce n’est ni une légende urbaine, ni une exagération : ce sont l’ensemble des allocataires de l’ASSEDIC de l’Ouest Francilien usagers de la Banque Postale qui sont concernEes !
En deux « inaugurations « , de deux agences prises au hasard à Paris, une réalité s’impose, à force de « bugs » et de « pannes » mises à bout : pendant que « syndicats représentatifs « et patronat amusent la galerie médiatique avec de soi disant discussions sur l’avenir de l’assurance chômage, c’est sa destruction immédiate qui a lieu, dans les agences ou les journalistes et les permanents syndicaux ne mettent pas les pieds. Des centaines de milliers de précaires sont DEJA privés de tout complément de salaire, de toute allocation pendant des semaines et des mois.
Et pendant que les directions syndicales s’interrogent en cercle fermé sur la prochaine date possible pour une éventuelle grève d’une journée, les salariEes de Pôle Emploi subissent une pression sans précédent, laissés à eux même face à leur écran vide.
Et pourtant, c’est dans ces agences où plus rien ne marche que les précaires, agents et usagEres peuvent tout reconstruire.
Parce que le nivellement par le bas nous donne au moins cette chance que nous devons saisir maintenant : celle enfin, quelles que soient les miettes que nous de toute façons perdues, de nous reconnaître TOUS PRECAIRES et TOUS SOLIDAIRES face à leur machine à misère.
Témoignez, diffusez nos tracts et nos rendez-vous dans l’agence dont vous dépendez ou faites les vôtres !
Privé d’allocation, de complément de salaire, ou conscient de l’être bientôt, participez à nos prochaines actions !
A propos du Réseau Solidaire d’Allocataires :
Permanence de lutte, pour et par des précaires, tous les mardis de 18h à 19h30, à la Maison des Associations :
15, passage Ramey - 75018 Paris - Métro Marcadet Poissonnier – Bureau « Les vignes » au 1er étage.
Contact mail : ctc.rsa@gmail.com
Tel : 09 54 70 66 22
Le Reseau est exclusivement composé de précaires solidaires, en emploi ou non. Ni spécialistes, ni permanents associatifs, au sein du collectif nous avons fait le choix de l’indépendance matérielle et financière : nous ne demandons aucune subvention, et nous préférons tenir nos permanences dans les quartiers, dans les CAF et les Pôle Emploi plutôt qu’accepter une quelconque contrepartie en terme de liberté d’action ou d’expression en échange d’un local. Dans la même logique, chacun d’entre nous défend les options politiques, religieuses ou syndicales de son choix à l’extérieur du collectif, mais le Reseau Solidaires d’Allocataires n’est lié à aucun parti ou autre structure politique : nous construisons nos actions avec d’autres collectifs sur la base d’intérêts communs et non d’idéologies quelconques !
Nous avons de nombreux cas ou le pôle emploi (assedic) exige le remboursement des dommages et intérêts obtenus par les prud’hommes, car les agents appliquent ce qu’ils veulent sans contrôle.
Après une analyse Méca-systémique de plus de 8 mois sur le fonctionnement du pôle emploi (assedic) nous avons constaté que celui-ci applique des mesures aux membres.Ces mesures étant en contradiction avec les Accord Généraux sur le Commerce des Services, d’où la discrimination globale(commerciale, sectorielle,..) Sachant que paris est zone non AGCS, il n’est pas étonnant que ces organises fassent ce qu’il veulent.
Aujourd’hui il faut que les associations et organismes qui défendent les intérêts des acteurs économiques(salaries, auto- entrepreneurs..) portent leurs revendication devant la chambre 133, voir sollicite l’organe de différend au sein l’OMC afin que ce dernier délègue un comité d’observation pour faire appliquer les mesures a ses membres : Des mesures pas plus rigoureuses que nécessaires en matière de prestations de services :financement de l’état stationnaire du commerce( chaumage, formation, accompagnement..)
Il est prévu des sanctions financières très lourdes par rapport a ce type problème. En raison de l’état critique dans lequel se trouve le modèle de société basé sur le profit en boucle , il faut continuer a pointer les irrégularités fonctionnelle dans le but d’optimiser le modèle.